Dans un climat très compétitif, la croissance des principaux produits
s’essouffle. Mais la baisse de cours est exagérée. Action bon marché.
ACHETEZ.
Au 1er trimestre, le chiffre d’affaires a gagné 4 % (hors effets de change). Deux médicaments
ont connu une belle croissance (mais moins forte que sur l’ensemble de
2007) : le Seroquel, contre la schizophrénie (+10 %) et l’anti-cholestérol
Crestor (+16 %). A terme, celle du Crestor devrait encore s’améliorer, grâce à
une étude qui lui est favorable et aux déboires de son concurrent le Vytorin
(commercialisé conjointement par Merck et Schering-Plough). Plus décevantes :
les ventes de l’antiulcéreux Nexium, qui ont encore perdu 9 %. Certes, AstraZeneca échappe pour l’instant à la concurrence générique sur ce médicament
(accord avec l’indien Ranbaxy, en vertu duquel aucune copie ne peut être
produite avant 2014). Mais il n’échappe pas à la concurrence féroce de ce
marché, qui fait pression sur les prix. Par ailleurs, MedImmune, acquis en 2007,
pèse sur le bénéfice opérationnel
du groupe (qui ne gagne que 4 % sur le trimestre) et alourdit les charges
financières. Le bénéfice par action reste donc stable par rapport au 1er
trimestre 2007 (±52 p.). Pour l’ensemble de 2008, le groupe relève légèrement ses
prévsions mais nous sommes plus prudents et maintenons nos estimations de bénéfice
par action à 209 p. pour 2008 et 230 p. pour 2009.
Cours au moment de l'analyse :
2120,00 p.
Le Laboratoire pharmaceutique britannique
Astrazeneca est un des cinq premiers labos au monde, avec des ventes annuelles
de plus de 17 milliards de dollars et une place prépondérante dans les
médicaments gastro-intestinaux, oncologiques, cardiovasculaires, neurologiques
et respiratoires.