Sans surprise, le résultat du 1er trimestre est
faible (ventes : -4,2 % et stables hors effets de change; bénéfice
divisé par 4 à 0,08 EUR par action), toujours affecté par la transition de
l’analogique (recul) vers le numérique (croissance). Agfa ne parvient pas à
faire progresser ses revenus, d’autant que la faiblesse du dollar mine sa
compétitivité. Et le prix élevé de l’argent (matière première) mine ses
marges. Ses efforts d’économies sont neutralisés et son turnaround
toujours retardé. Prudents, nous tablons donc sur un bénéfice par action 2008 de
0,555 EUR. Néanmoins, les activités graphiques (50 % du chiffre
d’affaires) sont plus encourageantes (ventes : +1,5 %, hors effets de
change; marges stabilisées). Le groupe poursuit ses économies et adopte enfin
une politique de couverture des besoins en argent. Concentré sur ses
performances opérationnelles, il a abandonné l’idée d’un éclatement. A présent,
la banque Lazard a été mandatée pour étudier les différentes options
stratégiques. La faiblesse du cours excluant selon nous toute augmentation de
capital, la vente partielle d’une division semble la plus probable. De quoi
maintenir une petite teinte spéculative…