Le groupe résiste bien aux hausses de prix des matières premières et
maintient la croissance de son chiffre d’affaires, mais sans parvenir a faire
grimper son bénéfice. Le cours est trop optimiste. Action
chère.
VENDEZ.
Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a connu une
croissance interne, supérieure aux attentes, de 7,2 %.
Cela reste moins que les rivaux (Nestlé, Danone), mais c’est tout de même le
cinquièmetrimestre consécutif qu’il dégage une croissance interne de plus de
5 %. Qui plus est, sur ces 7,2 %, les hausses des prix de vente
comptent pour 4,8 %, ce qui démontre que le groupe est à même de répercuter
sur ses clients la hausse de prix des matières premières. Il parvient même à
légèrement relever sa marge
opérationnelle (base comparable).
En outre, les investissements massifs
dans les pays émergents s’avèrent payants : dans la zone Asie/Afrique, la
croissance interne est forte (+14,2 %) et rentable.
Mais au total, le
bénéfice par action reste stable (base comparable), surtout affecté par les
effets de change défavorables. Pour 2008 et 2009, nous maintenons nos prévisions
de bénéfice par action à 1,43 EUR et 1,55 EUR. Mais, le groupe peinant
toujours à faire croître ses bénéfices, il devra encore rationaliser son
portefeuille de produits et dégager de nouvelles économies. Une restructuration
qui dure depuis longtemps et coûte cher.