InBev (09 mai 2008)
Après le beau
temps, la pluie ?
Après un premier trimestre morose, InBev doit faire le
deuil d’une période de forte croissance. Mais son généreux dividende soutient le
cours. Action correctement évaluée. CONSERVEZ.
Nous l’avions pressenti : la forte hausse
de bénéfice connue de 2005 à 2007 ne pouvait plus durer. Après une période
de belle croissance de l’activité et de la rentabilité, Inbev se heurte à
l’envolée des prix des matières premières (alimentaires et énergétiques) et au léger
recul des volumes vendus : au premier trimestre, pour un chiffre d’affaires
en hausse de quasi 5 % (base comparable), son bénéfice par action
perd 11 %. Certes, les prix de vente ont été relevés, mais pas suffisamment
(difficile de faire plus, vu la forte concurrence et le recul du pouvoir
d’achat). De piètres conditions climatiques au Brésil (50 % du bénéfice
sont réalisés en Amérique Latine) ont parachevé le tableau. Le groupe pense
néanmoins pouvoir relancer ses ventes dès le second semestre, à
un rythme supérieur à celui du secteur, tout en réalisant de nouvelles économies.
Pas facile mais pas impossible. A tout le moins, la croissance sera nettement
plus modérée que dernièrement. Nous réduisons nos prévisions de bénéfice
par action à 3,35 EUR pour 2008 (contre 3,5 auparavant) et à 3,7 EUR
pour 2009 (contre 3,9). Le cours a perdu 25 % depuis le sommet de
l’automne 2007 mais devrait être soutenu par le bon rendement sur dividende (4 %
net attendu).
Cours au moment de l'analyse : 49,89 EUR
Le groupe InBev est issu du rapprochement (en
2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier brasseur mondial en
volumes produits, il détient une part de 14 % du marché mondial. Parmi ses
marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma…


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