Résultat trimestriel conforme aux attentes, mais pas bon. Il faut
encore lancer des mesures pour renforcer la structure financière. Mais le
dividende devrait être maintenu et le titre reste bon marché.
ACHETEZ.
La structure financière se fragilise encore : au 1er
trimestre, par rapport à un an plus tôt, le bénéfice a chuté
de 31 % et le bénéfice par action de 51 % (hausse du nombre d'actions suite à l'augmentaion de capital).
En cause, des provisions (crise du
secteur financier) et les
charges d'intégration des activités d’ABN Amro acquises en 2007, des activités
qui ont de plus fait moins bonne figure que prévu ( perte de clients).
En outre, Fortis a subi un recul de 17 % des primes d’assurance-vie en Belgique (clients méfiants
pour les produits liés aux marchés boursiers). Des problèmes qui pourraient
perdurer. Points positifs : les coûts restent maîtrisés et les revenus progressent
dans l’activité bancaire propre de Fortis, dans les primes d'assurance aux
Pays-Bas et dans les primes d’assurance non-vie en Belgique. Mais Fortis
est acculé à renforcer encore sa structure financière : émissions d'obligations ainsi
que cessions de filiales sont au programme, et le chinois Ping An,
déjà actionnaire à 4,9 %, devrait monter jusqu'à 7 %. Selon le groupe, ces mesures
devraient suffire et selon nous, le dividende ne serait pas menacé. Tout en
restant vigilants, nous laissons quasi-inchangées nos estimations de bénéfice
par action à 1,96 EUR pour 2008 et à 3,08 EUR pour 2009.
Cours au moment de l'analyse : 16,72
EUR
Fortis est un bancassureur belgo-néerlandais
présent surtout au Benelux et qui veut étendre son modèle de bancassurance et
développer sa gestion d'actif et de fortune tant en Europe qu'en
Asie.