Le premier trimestre déçoit, à cause de la filiale américaine FSA.
Mais la structure financière de FSA reste solide et Dexia se montre réactif.
Action bon marché.
ACHETEZ.
Le bénéfice par action du 1er trimestre perd 59,8 % par rapport à un an plus
tôt. En cause : des provisions
dans la filiale américaine FSA (rehausseur de crédit). Pourtant, FSA
avait été jusqu’ici assez bien épargné par la crise, grâce à sa prudence dans le
choix des services proposés et à l’inverse de ses concurrents (MBIA, Ambac) qui
ont pris de gros risques (dans des segments desquels FSA est absent). Cette fois
néanmoins, suite à l'accentuation de la crise, FSA a été touché dans une
catégorie. Mais ses provisions sont plus faibles que celles des rivaux et ne
mettent pas à mal sa solidité financière. En outre, par prudence (à bon escient,
selon nous), Dexia organise le recentrage de FSA sur son métier de prédilection
: le financement des collectivités publiques, peu risqué et très rentable. Il
faudra toutefois un peu de temps pour le mettre en place et le rythme de
croissance des bénéfices de FSA (hors provisions) devrait temporairement en
souffrir. Nous réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 1,78 EUR en
2008 (contre 2,38 auparavant) et à 2,34 EUR en 2009 (contre 2,68). Mais nous
pensons que, si Dexia ne relèvera sans doute pas son prochain dividende, il le
maintiendra. Et nous restons globalement confiants.
Cours au moment de l'analyse : 16,90
EUR
Leader mondial du financement public,
le banquier belge Dexia place cette activité au cœur de son développement,
essentiellement tourné vers l'international
désormais.