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CFE (26 mai 2008)
Belles
perspectives mais titre cher
Malgré le ralentissement économique, les conditions restent excellentes
pour les entreprises de dragage. Mais pas de quoi justifier l’actuelle
valorisation de CFE. Action chère. VENDEZ.
CFE (qui détient 50 % de la société de
dragage DEME et en a retiré en 2007 80 % de son bénéfice opérationnel avant
amortissements) peut tabler sur divers facteurs
favorables au dragage. Vu la hausse du trafic maritime, il faut
agrandir les ports. Pour assumer la migration des populations vers les côtes, il
faut créer ou étendre des villes côtières (p.ex. îles artificielles de Dubai). Et,
vu la forte consommation d’énergie, il faut créer des stations offshore pour
les transporteurs de gaz. Mais les marges sont déjà à un sommet selon
nous. Car la flotte de DEME tourne déjà à plein régime, les capacités
mondiales de dragage vont grimper de 35 à 40 % ces cinq prochaines années
et les ventes de DEME ne devraient pas gagner plus de 10 % l’an
(sélectivité prudente des chantiers). La valorisation de CFE nous parait donc
exagérée. De plus, ses autres activités (construction) sont trop souvent minées
par des provisions et ont souvent déçu ces dernières années. Au 1er trimestre, le chiffre
d’affaires a gagné plus de 35 % grâce à plusieurs acquisitions. Mais pour
l'ensemble de l'année, CFE prévoit une hausse du chiffre d’affaires d’un bon 9 %
seulement. Nous prévoyons un bénéfice par action 2008 de 5,26 EUR et
5,89 EUR en 2009.
Cours au moment de l'analyse : 67,80 EUR
CFE est un groupe belge de
construction et de promotion immobilière, actif aussi dans le dragage
(participation dans DEME). Vinci détient 46,4 % du capital.


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