Les perspectives à court terme sont fragiles mais les progrès en
terme de compétitivité sont encourageants. Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Certes, depuis plusieurs mois, STM n’est pas à la fête : il souffre de
la hausse de l’euro face au dollar et les marchés sur lesquels il évolue sont
très incertains à court terme (certains concurrents ont fait des annonces peu
rassurantes, notamment pour les puces pour la mobilophonie et les mémoires).
Pourtant, il n’a pas démérité. Il a conclu deux opérations stratégiques
majeures : une co-entreprise avec Intel dans les mémoires et une autre avec
NXP, le quatrième fabricant européen de puces pour téléphones mobiles. Des
opérations nécessaires (sur ces marchés, la taille constitue un atout
indispensable) et qui offrent un potentiel de synergies intéressant. De même,
les contrats remportés en 2007 auprès d’Ericsson et surtout de Nokia (dans les
puces pour les téléphones mobiles de troisième génération) prouvent que ses
efforts de recherche des dernières années n’ont pas été vains.
Au 1er
trimestre 2008, STM a d’ailleurs gagné des parts de marché.
Enfin, pour
poursuivre ses réductions de coûts, il lance de nouvelles restructurations, avec
des cessions à la clé.
Après avoir acté pour 2007 un bénéfice par action de
0,50 EUR, nous prévoyons dès lors 0,51 EUR pour 2008 et 0,67 EUR
pour 2009.