L’opérateur tente de se fortifier. En
Argentine, après avoir connu des différends avec les actionnaires minoritaires
de Telecom Argentina, il envisage de reprendre le
contrôle de la société, avec la possibilité d’accueillir ensuite de nouveaux
actionnaires. En France, il est plutôt question de cession : il négocie
avec Iliad la vente de Liberty Surf Group (marque Alice France). Et en Italie aussi les choses
évoluent : le groupe a démenti avoir déjà trouvé un accord avec les
autorités concernant le sort du réseau fixe, mais estime que ce sera le cas
d’ici la mi-juillet. Comme déjà annoncé, un plan opérationnel destiné à
redresser l’efficacité prévoit une réduction des effectifs en Italie (5 000
postes d’ici 2010). Une bouffée d’oxygène, certes, mais néanmoins limitée :
l’économie annuelle prévue est de 0,02 EUR par action. Le vrai problème du
groupe, c’est toujours son endettement : au 1er trimestre, pour un chiffre d’affaires en
baisse de 2,4 % (suite à l’adaptation des tarifs aux nouvelles normes), le
poids des intérêts a fait chuter le bénéfice de 35,4 % (a 0,03 EUR par
action). La dette n’a reculé que de 1 % par rapport à un an plus tôt et
s’élève à 1,82 EUR par action. Nous prévoyons un bénéfice par action de
0,13 EUR en 2008 et de 0,15 EUR en 2009.