InBev (16 juin 2008)
S’il réussit à s’offrir son rival américain, InBev
réduira les effets malfaisants de la conjoncture. Mais il alourdira aussi sa
dette.
Le titre
reste correctement évalué. CONSERVEZ.
InBev lance enfin son OPA sur Anheuser-Busch, son concurrent
américain connu pour la Budweiser et qui occupe près de 50 % du marché de
la bière aux USA. InBev, qui voit ces derniers temps sa croissance faiblir et
ses coûts augmenter, cherche de la sorte à tirer parti de la faiblesse du dollar
pour renforcer à bon prix son réseau de marques fortes, et vise aussi de
nouvelles économies de coûts. L’acquisition renforcerait sa présence aux USA (où
les profits du secteur sont les plus élevés au monde) et la consoliderait en
Chine (où les volumes vendus sont les plus élevés). Le prix offert (46,4
milliards de dollars, soit ±30 milliards d’euros) constitue certes une prime de
35 % par rapport au cours d’Anheuser avant la rumeur. Mais il ne nous
semble pas exagéré, vu la maîtrise avec laquelle InBev a jusqu’ici géré de
telles opérations. Néanmoins, l’achat serait quasi totalement financé par un
endettement considérable qui, sans mettre en péril la viabilité d’InBev,
pèserait pour 2 ou 3 ans sur le bénéfice et le dividende. Anheuser-Busch est a
priori hostile à l’offre, mais quand bien même Inbev la relèverait pour gagner
la partie, nous pensons qu’il resterait dans des limites raisonnables.
Cours au
moment de l'analyse : 49,43 EUR
Le groupe InBev est issu du
rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché
mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma…


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