InBev (18 juil 2008)
En relevant son offre de 8 % sur Anheuser-Busch, Inbev s’interdit
tout faux pas dans l’intégration de l’américain et met en danger son dividende.
L’action est à nouveau trop chère. VENDEZ.
Inbev a finalement atteint un accord amiable avec Anheuser-Busch pour sa
reprise, évitant ainsi une longue lutte à l’issue incertaine. Mais il met le
prix pour devenir le brasseur numéro un mondial : 70 USD par action
Anheuser, soit 8 % de plus que les 65 USD de départ, qui nous
semblaient déjà un bon niveau. L’opération sera dès lors plus difficile à
rentabiliser. Certes, le bénéfice par action 2009 ne devrait pas souffrir (nous
prévoyons 3,70 EUR) et les synergies potentielles (estimées à
±2,50 EUR par action par an avant impôts dès 2011) arrivent à point nommé
car Inbev subit actuellement un ralentissement de la demande et une hausse des
coûts. Mais une intégration de cette taille est toujours un risque, surtout si,
comme c’est le cas, la culture des deux groupes est assez différente. En outre,
sur le marché américain, Inbev devra subir l’âpre concurrence du n°2 mondial
SABMiller. Enfin, si la dette contractée pour financer la reprise n’est pas
préoccupante pour la viabilité du groupe, elle pourrait affecter le dividende,
un de ses actuels points forts. En bref, le relèvement de l’offre suffit à
modifier notre conseil sur l’action, ainsi devenue trop chère.
Cours au moment de l'analyse : 41,72 EUR
Le groupe InBev
est issu du rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev;
premier brasseur mondial en volumes produits, il détient jusqu'ici une part de
14 % du marché mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois,
Jupiler, Beck’s, Brahma…


|