Au 2e trimestre, sur une base
comparable, le chiffre d’affaires a gagné 6 %, tiré par les pays émergents
(30 % du chiffre d’affaires). Par contre, la marge opérationnelle a marqué le pas (6,4 % contre 6,8% un an
plus tôt). Elle a notamment souffert dans les soins de santé et
l’électronique grand public, en partie suite au coût de la redéfinition
de ces activités (dont p.ex la restructuration dans les téléviseurs). Après 10 années de résultats
erratiques, Philips cherche en effet à se façonner un profil capable de lui
assurer une croissance plus régulière et plus rentable. Mais il est encore trop
tôt pour juger cette stratégie et la prudence reste de mise. Car le rythme élevé
des cessions et acquisitions des dernières années peut être difficile à digérer.
Et parce que, au vu du contexte conjoncturel et concurrentiel, le groupe aura du
mal à atteindre son objectif de marge opérationnelle 2010 (il vise 10 à
11 %). Nous restons notamment sceptiques en ce qui concerne le
développement rapide sur le marché des soins de santé aux USA, alors que l’heure
y est aux restrictions budgétaires. Nous ne changeons rien à nos prévisions et
tablons sur des bénéfices par action (soutenus par les rachats d’actions) de
1,55 EUR en 2008 et de 1,71 EUR en 2009.