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Nouvelles en bref (11 août 2008)
Variations de cours entre les clôtures du 01/08/08
et du 08/08/08 en devise locale
ALIMENTATION UNILEVER
(+8,1 % ; 18,74 EUR) • Conservez NESTLE
(+4,9 % ; 48,32 CHF) • Conservez Les deux géants
alimentaires résistent au ralentissement : au premier semestre, le bénéfice
par action grimpe de 6 % chez Unilever et de 8,6 % chez Nestlé. Mais
une légère inquiétude apparaît : si, au deuxième trimestre, les deux groupes
sont parvenus à augmenter leurs prix de vente, pour compenser les hausses de
coûts des matières premières, les volumes vendus ont souffert. Et si la
rentabilité progresse, c'est au prix d'une baisse des dépenses marketing : ce
n'est sans doute pas déraisonnable dans le contexte conjoncturel actuel mais
cela ne pourra pas durer.
ASSUREURS AXA (+18,2 % ;
22,24 EUR) • Achetez AEGON (+4,4 % ;
7,78 EUR) • Achetez ALLIANZ (+4,1 % ;
113,05 EUR) • Achetez La crise financière n'épargne pas les
assureurs européens. Leurs résultats sont logiquement en baisse, suite aux
dépréciations d'actifs. C’est Axa qui s'en tire le mieux (bien
diversifié, il est relativement moins exposé aux caprices boursiers). Son
bénéfice par action du premier semestre recule certes de 28 %, mais son
résultat opérationnel+ gagne 3 %, grâce
à la bonne santé de son activité d'assurances dommages. La solidité de
son "business model" est encourageante pour les prochains mois. La valeur est la
moins risquée des trois. La visibilité est par contre moindre pour
Aegon (fort exposé aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne) et
Allianz (qui intègre la banque Dresdner) : au premier semestre, le
bénéfice par action d’Aegon recule de 80% et celui d’Allianz est divisé par
deux.
BANQUES FRANÇAISES SOCIETE GENERALE
(+14,4 % ; 68,90 EUR) • Conservez BNP PARIBAS
(+4,7 % ;64,40 EUR) • Achetez Ces deux valeurs font le
gros dos. Certes, au premier semestre, le bénéfice par action est en baisse
sensible (Société générale : -56 % ; BNP Paribas :
-28 %). Mais les investisseurs s'attendaient à pire. Les activités dans la
la banque de détail permettent de patienter en attendant de panser complètement
les plaies de la crise financière. La structure financière de ces deux banques
est satisfaisante. BNP Paribas est néanmoins la plus solide des deux.
CISCO SYSTEMS (+10,3 %; 24,25 USD) •
Vendez Pour l'exercice 2007/08 (clôture annuelle fin juillet), la performance
est solide : le bénéfice par action grimpe de 12 % sur la base d'un
chiffre d’affaires n hausse de 13 %. Mais, au dernier trimestre de
l’exercice, la croissance a faibli, victime d'une conjoncture difficile. Le
groupe reste confiant quant à sa capacité à retrouver à long terme des niveaux
de croissance de 12 à 17 %. C'est ambitieux. Au niveau du cours actuel,
nous restons prudents.
DELHAIZE Le cours du distributeur a
notamment été soutenu par la remontée du doller face à l'euro.
COMPUTER SCIENCES CORPORATION (CSC) (+-0,8 %; 46,52
USD) • Achetez Comme prévu, le spécialiste américain des services
informatiques ne souffre guère du ralentissement économique : au premier
trimestre de son exercice 2008/09 (clôture annuelle le 31/03), son bénéfice par
action est resté stable (hors charges de restructuration qui avaient pesé il y a
un an). Le groupe reste confiant dans sa capacité à relever sa croissance interne et sa
rentabilité, suite aux efforts consentis ces derniers trimestres. C'est
possible, selon nous. Nous maintenons nos prévisions.
HSBC (+2,6 % : 858,50 pence) •
Conservez Avec un bénéfice par action en recul de 31 % au premier
semestre (à 33 pence), le britannique évite le pire en cette période de crise
financière. Son exposition, certes limitée, au marché américain n'a néanmoins
pas pu être totalement contrebalancée par ses activités en Asie, vigoureuses
mais encore trop peu rentables. Par prudence, nous réduisons nos prévisions de
bénéfice par action à 65 pence pour 2008 (contre 75,7 auparavant) et à 80
pence pour 2009 (contre 82,5). Même si la croissance du dividende semble assurée
à court terme, le groupe va devoir amender sa politique d'investissement vers
plus de rentabilité.
ING (acheter) : la baisse du
bénéfice du deuxième trimestre se limite à 28,8,%. La crise du crédit touche ING
moins que prévu et le groupe a aussi profité d'une reprise des marchés en avril
pour revaloriser une partie de son portefeuille. Maus d'un point de vue
opérationnel également, les chiffres sont solides.
KBC (+2,4 %, 67,50 EUR) • Conservez KBC
n’est pas non plus immunisé contre ce qui sa passe sur les Bourses. Malgré la
belle croissance de ses bénéfices en Europe centrale et de l’Est (plus en
Russie), et une forte activité commerciale, son résultat trimestriel déçoit.
Suite à de nouvelles réductions de valeur sur son portefeuille de crédits
structurés et à la dépréciation d’autres portefeuilles d’investissements
(principalement d’actions dans les activités d’assurance), le bénéfice du
deuxième trimestre a été quasi divisé en deux (-47 %). Le groupe bénéficie
néanmoins d’une bonne solidité financière.
LADBROKES (+4,0 %, 256 pence) • Achetez Au
premier semestre, le bénéfice par action a perdu 25 %, mais c'était
attendu. Les profits enregistrés auprès de gros parieurs, exceptionnellement
élevés il y a un an, sont logiquement en forte baisse. Par ailleurs, dans les
pays où le groupe s'est récemment implanté, les performances sont
encourageantes.
TELECOM FRANCE TELECOM
(+0,1 % ; 20,21 EUR) • Conservez TELEFONICA
(+0,4 % ; 16,60 EUR) • Conservez DEUTSCHE TELECOM
(+4,0 % ; 11,40 EUR) • Achetez Alors que l'avertissement
du 22/07sur les ventes de Vodafone (achetez ; 140,30 pence ;
+1,9 %) avait fait craindre des résultats difficiles pour
les grands opérateurs télécoms européens, la situation est restée sous contrôle.
France Télécom, Deutsche Telekom et Telefonica ont tous les trois confirmé leurs
objectifs pour cette année, après avoir chacun publié des résultats semestriels
un peu meilleurs qu'attendus. France Télécom a réalisé de bonnes ventes de ses
nouveaux services (télévision sur Internet, téléchargement de vidéos…), fait
croître son chiffre d’affaires 3,9 % et stabilisé son résultat opérationnel .
Telefonica, dans une conjoncture espagnole difficile, a profité de la vigueur de
ses activités en Amérique Latine. Quant à Deutsche Telekom, sur un marché
allemand de plus en plus concurrentiel, il joue une partie serrée entre
économies de coûts et améliorations de son offre pour se sortir d'une situation
stagnante. Ces trois titres bénéficient, à leurs cours actuels, d'un bon
rendement sur dividende (aux alentours de 6 ou 7 %). MOBISTAR
(vendez) a réalisé le
6 août sa rédcution de capital prévu et payé aux actionnaires 4 EUR par
action. TELENET (vendez) a publié de beaux chiffres
pour le deuxième trimestre (chiffre d'affaires : +6,8 %, marge brute en
hausse). Ses revenus sont peu sensibles aux changements de
comportement des consommateurs (abonnements) et relève ses objectifs annuels.
Fin octobre, il fournira plus de précisions quant à sa politique de dividende à
long terme. Mais l'action est chère.
TIME WARNER (+9,6 %; 15,60 USD) • Achetez Au deuxième trimestre, le groupe a fait
mieux que résister au ralentissement de l'économie : sur la base d'un chiffre
d’affaires en hausse de 5 %, le bénéfice par action gagne 9 % (sur une
base comparable). Ce qui est prometteur, c’est que l'embellie provient
essentiellement des contenus TV et cinéma, sur lesquels le groupe compte mettre
prioritairement l'accent. Un désengagement de AOL (activité internet, en
difficultés) est envisagé. Nous maintenons nos prévisions
VEOLIA (+10,7 %; 36,68 EUR) •
Vendez Le résultats semestriel est un peu décevant, avec notamment un recul
plus prononcé qu'attendu de la rentabilité opérationnelle. Les mesures
d'économies de coûts vont être renforcées et des cessions d'actifs sont
annoncées. Mais malgré sa forte baisse des derniers mois, l'action reste chère.


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Stop loss
Une action est en baisse. Vous lui
faites encore confiance, mais pas à tout prix. En dessous de, par exemple, 50
EUR, la perte deviendrait trop lourde. Un stop loss à 50 EUR vous permet de ne vendre que si l’action descend jusqu’à
ce cours.
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Big Mac
On appelle Big Mac l'indice calculé
sur base du prix du Hamburger Big Mac dans plus de cent pays, pour mesurer le
degré de sur ou sous-évaluation d’une devise sur base du pouvoir
d’achat.
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