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Adecco (21 août 2008)
Acquisition de Michael Page ?
Malgré la baisse du titre
et vu la détérioration conjoncturelle en Europe et le risque de surpayer
l'acquisition de Michael Page, un achat nous semble peu opportun. Action
correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Les prochains trimestres s'annoncent mal (dégradation en Europe, au Japon ; faiblesse attendue au Royaume-Uni, aux USA). Et dans l'intérim, un tel ralentissement affaiblit illico la demande (les sociétés réduisent d'abord leur personnel intérimaire). Il comprime aussi les marges (les groupes font tout pour conserver leurs agences et être prêt pour le rebond). Ces marges sont aussi déjà comprimées par la fragmentation du marché (4 leaders ne s'en partagent que 30 %) et l'accès facile de nouveaux acteurs (investissement réduit). Néanmoins, au 2e trimestre, Adecco a été capable de défendre ses marges. Dans le même but, il convoite à présent le britannique Michael Page, actif dans les segments spécialisés et plus de 3 fois plus rentable que lui. L'acquisition augmenterait son chiffre d'affaires d'un bon 6 %. C'est une l'opération de taille mais qui pourrait se faire sans augmentation de capital. Cependant Michael Page a rejeté deux de ses offres à 400 p. par action. S'il consent plus de 500 p., cela nous paraîtrait exagéré. Vu le bon résultat trimestriel, nous maintenons notre prévision de bénéfice par action 2008 à 5,80 CHF. Mais pour 2009, nous la réduisons légèrement à 5,67 CHF.
Cours au moment de
l'analyse : 50,45 CHF
Adecco est le numéro un mondial de l’intérim, actif dans
70 pays ; numéro 1 dans 7 des plus gros marchés du monde, dont
les USA, le Royaume-Uni, la France ; il tire ±80% de ses revenus de
l’intérim généraliste (ouvriers et personnel
administratif).


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