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UBS (21 août 2008)
Comment
s'extraire de la crise ?
Le poids de la crise force le banquier à se réorganiser. Mais la décision ne permet pas pour autant d'oublier ses problèmes de rentabilité. Malgré sa chute, le titre est correctement évalué.
CONSERVEZ.
Le groupe suisse a décidé de lancer une réorganisation, a réaliser d'ici fin 2009. Car il est décidément plus ébranlé par la crise que ses pairs européens : au 2e trimestre, il accuse une nouvelle perte (0,14 CHF par action), enregistre de nouvelles lourdes réductions de valeur en banque d'investissement et s'avère toujours très exposé aux actifs liés à l'immobilier. Plus grave, des fonds importants ont été retirés de la banque (44 milliards de francs suisses), principalement en gestion de fortune, signe ses clients aussi (tant en Suisse qu'à l'étranger) perdent confiance. Il s'agit donc de rendre confiance, tant aux clients qu'aux investisseurs. C'est le but de la réorganisation annoncée qui, sans être spectaculaire, affiche au moins une plus grande discipline de gestion . Elle prévoit que les trois grandes activités (gestion de fortune, gestion d'actifs et banque d'investissement) seront plus autonomes dans leur développement, ainsi que dans la manière de se financer, de sorte que les bons résultats de l'une ne servent plus à financer une autre, au prix d'un risque parfois exagéré. L'opération nous réjouit mais met néanmoins en question l'avenir de la banque d'investissement, progressivement marginalisée.
Cours au moment de
l'analyse : 21,82 CHF
UBS est un groupe bancaire suisse, déjà leader mondial de la
gestion de fortune et qui cherche aussi à le devenir en banque
d’investissement.


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