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Royal Bank of Scotland (28 août 2008)
Ne vous
laissez pas tenter !
Le résultat semestriel est
moins mauvais que prévu mais des défis de taille persistent. L'action reste très
risquée et pas assez bon marché pour un achat. CONSERVEZ.
Comme annoncé en début d'année, suite à la crise des
subprimes, des provisions ont été
enregistrées en avril pour 5,9 milliards de livres, ce qui a entraîné une
perte semestrielle de 4,70 pence par action. Une perte certes plus basse
qu'attendu, grâce à la bonne tenue de la banque de détail, mais qui n'enlève
rien à la faiblesse des chiffres globaux. En outre, le groupe court deux risques
importants. Il reste d'abord très exposé aux rehausseurs de crédit
américains.
Et même si, à ce stade, la direction n'envisage plus de lourdes dépréciations,
plus prudents, nous tablons sur de nouvelles dépréciations au sein de la banque
d'affaires. Il est ensuite aussi très exposé au marché immobilier, qui se
dégrade toujours tant au Royaume Uni et en Irlande qu'aux USA. Il a prêté
91 milliards de livres aux professionnels de ce marché (son concurrent
Barclays en a prêté 24 milliards…), dont 55 % sont concentrés au
Royaume-Uni, où le dégonflement de la bulle (plus importante qu'aux USA)
pourrait durer encore longtemps. Bonne nouvelle néanmoins pour les finances, la direction confirme négocier la vente de son pôle assurances et être en avance sur son plan de fusion avec ABN Amro.
Cours au moment de l'analyse :
221,75 p.
Royal Bank of Scotland est une banque de détail britannique qui
s’internationalise depuis 1999 (40 % du profit issu de l’étranger en 2006,
contre 15 % en 1999) et qui développe sa banque d'investissement (50 %
du profit 2006).


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