A défaut d’être révolutionnaire, le nouveau plan stratégique a le
mérite d’être plus réaliste. Face à un marché ouest-européen (90 % des ventes)
au ralenti (2 % de croissance par an depuis 2003), le salut passera impérativement
par les marchés émergents. Quatre petites acquisitions - en Australie,
Suisse, Tchéquie et Hongrie - viennent d’être annoncées et une coentreprise
avec Modi Munipharma (Inde) devrait être officialisée dans les 6 mois...
avant de s’attaquer à la Chine ! Car seuls les pays émergents offrent encore
de jolis espoirs d’expansion (+ 10 à 12 %/an) et Omega entend y
multiplier les mini-acquisitions en vue d’en faire de véritables
plates-formes de distribution. Malgré un risque de dispersion, nous saluons
cette stratégie qui dissipe nos craintes de voir Omega surpayer des acquisitions
dont le prix s’est emballé depuis que les pharmaciens, déçus par leurs
ventes de médicaments sur ordonnance, s’y intéressent à nouveau. Forcément plus
lent que par le biais d’acquisitions majeures, ce processus d’expansion ne
fait toutefois que confirmer nos doutes quant à la vigueur de la croissance que
nous estimons, hors acquisitions, à plutôt 4 voire 5 % l’an dans les années à
venir.