Deutsche Bank va s’offrir 29,75 % de la banque de détail
allemande Postbank (et pourrait devenir majoritaire par la suite). Il double
ainsi son réseau d’agences en Allemagne et tient la concurrence à distance. Même
si le groupe compte sur des synergies de revenus et certaines économies, le prix
payé nous semble pas loin d’être cher. Et il sera financé en partie par
augmentation de capital (dont les conditions restent à préciser). De plus, on
sait que de tels rapprochements prennent parfois plus de temps que prévu pour
créer de la valeur pour l’actionnaire. Néanmoins, l’opération permettra de
réduire dans le résultat global le poids de l’activité banque
d’investissement (de 70 à 60 %), une
activité, très exposée aux actifs à risque et qui est depuis un an au cœur des
inquiétudes. Pour l’heure, le cours, très volatile, évolue au rythme de la crise
financière. En outre, l’exposition de Deutsche Bank à la banque américaine
Lehman Brothers (en quasi faillite) n’est pas précisément connue mais pourrait
être élevée. Nous réduisons dès lors nos prévisions de bénéfice par action à
3,30 EUR (contre 4,40 auparavant) et relevons le degré de risque de
l’action de 3 à 4.