Le cours poursuit sa chute,
dans le sillage du prix du pétrole. Mais cette baisse est exagérée selon nous.
L’action est devenue bon marché.
ACHETEZ.
Le ralentissement économique et les craintes d’une récession des pays industrialisés ont
fait considérablement chuter la demande de pétrole. Résultat : le
prix de l’or noir a fort reculé cet été, entraînant dans son sillage les actions du
secteur. En trois semaines à peine, le cours de Royal Dutch a encore perdu près de
10 %. A ce niveau, malgré le fait que,compte tenu du recul du prix
baril, nous avons revu nos prévisions bénéficiaires à la baisse (de 3,54 EUR à 3,42 EUR par action
pour 2008 et de 3,81 EUR à 3,31 EUR pour 2009), l’action est bon
marché.
A long terme, cependant, les fondamentaux n’ont pas changé. De
manière générale, on s’attend à ce que le prix du pétrole reste relativement
élevé (les stocks ne sont pas inépuisables). Royal Dutch dispose d’une structure
financière saine qui lui permet de poursuivre ses investissements pour accroître
ses réserves de pétrole (fortement revues à la baisse en 2004). Mais les
conflits politiques au Nigeria (d’où proviennent 15 % de la production) lui
mettent des bâtons dans les roues. En outre, le groupe vient de signer un
contrat avec l’Irak, par lequel il acquiert 49 % d’une joint venture
spécialisée dans l’extraction gazière. L’impact de cette alliance sur les
résultats est toutefois encore lointain.