Nyrstar (22 sept 2008)
Le zinc
poursuit sa chute
Les cours du zinc chutent, la
décrue des bénéfices que nous attendions dès 2009 aura déjà lieu cette année et
l’avenir reste gris. Bien qu’à moins de 40 % de sa valeur comptable
, le titre reste correctement évalué.
CONSERVEZ.
Le zinc, utilisé surtout dans la construction (45 % de la demande) et les
transports (25 %), e.a pour galvaniser l’acier (±50 % des débouchés), n’a pas
échappé à l’éclatement de la bulle de la plupart des métaux industriels,
provoquée par l'assombrissement économique. Le prix du zinc, déjà en recul de 45 % en 2007, a encore
perdu 29 % depuis début 2008. L’offre est à présent excédentaire et devrait le
rester en 2009. Cette évolution, composante essentielle et variable de la rémunération
de la principale activité de Nyrstar (raffinage du zinc), rabotera le
bénéfice de cette année (et ce bien que le relatif manque de capacités de raffinage
ait encore permis de bonnes conditions contractuelles annuelles avec les mines).
Mais de nouvelles capacités de production arrivant sur le marché vont
à présent redistribuer les cartes en faveur des mines, d’autant que l’offre
de minerai pourrait diminuer, car avec un prix du zinc à moins de 2 000 USD par tonne,
bon nombre de mines occidentales ne sont plus rentables Nous n’excluons pas
une perte en 2010, mais pour 2008, nous tablons encore sur un bénéfice par
action de 0,55 EUR (y compris la moins value sur la vente de la participation
dans le thaïlandais Padaeng).
Cours au moment de l'analyse
: 5,39 EUR
En février, les intempéries en Chine relançaient le prix du zinc
(fin/USD/éch. de droite). Cela nous semblait peu tenable. Depuis lors, sa chute dégrade
le cours de Nyrstar (éch. de gauche/ gras/EUR).
Le groupe belge Nyrstar est
leader mondial dans le traitement du zinc (fonderie et alliages), avec une part
de 10% d’un marché encore très fragmenté, et n°3 dans le traitement du plomb (7%
du chiffre d’affaires).


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