|
Randstad (25 sept 2008)
Conjoncture peu porteuse
Au vu de la conjoncture, un
recul des bénéfices 2008 et 2009 est inévitable. Après sa chute,
l'action est presque bon marché mais la récession restant difficile à
circonscrire, n'achetez pas.
CONSERVEZ.
Au 1er semestre, les ventes ont encore crû de 4 % et les marges sont restées stables (grâce à la bonne maîtrise des coûts). Mais les prochains trimestres seront plus difficiles (tout comme pour Adecco pour lequel nous venons
d'encore réduire nos prévisions bénéficiaires). En juillet, le chiffre
d'affaires de Randstad était déjà en recul et à présent, ses principaux marchés
devraient être en train de se contracter de 5 à 10 %, selon nous.
En 2009, la tendance devrait persister, suite à la dégradation de la
conjoncture et à la crise financière, qui risque de resserrer les conditions du
crédit, de peser ainsi sur l'économie et, partant, sur la demande d'intérim. Les
marges risquent donc de subir une chute, qui s'accélérera au fur et mesure du
déclin des activités spécialisées (21 % du chiffre d'affaires), lesquelles
réagissent plus tard à l'évolution du cycle. Les marges opérationnelles, qui avaient atteint un sommet en 2007 (5,9 %) et déjà un peu sous pression depuis la reprise de Vedior (moins rentable), risquent selon nous de retomber en 2009 à ±3 %, malgré les synergies potentielles de la fusion. Nous tablons désormais sur un bénéfice par action de 2,60 EUR en 2008 et de 2 EUR en 2009 (creux du cycle).
Cours au moment de l'analyse :
20,29 EUR
Randstad est un groupe hollandais actif dans l’intérim. Il
réalise 80 % de son chiffre d’affaires au Benelux, en France, en
Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Conformément à sa stratégie, il a
réduit son exposition au marché hollandais (22 % de ses ventes) et augmenté
son exposition aux activités spécialisées (21 % de ses ventes), par
l’acquisition de Vedior en mai 2008.


|