Le constructeur va-t-il parvenir à sortir la tête de l’eau ? La question
taraude depuis l’annonce des pertes colossales au 2e trimestre. A court terme,
le danger semble néanmoins être écarté. L’aide du gouvernement américain sous
forme de prêt (25 milliards de dollars octroyés à l’industrie automobile
américaine, pour moderniser leurs usines) et l’utilisation des facilités de
crédit devraient en effet permettre au groupe de tenir sans aide extérieure au
moins jusqu’à fin 2008. Pour la suite, tout dépendra de la santé du marché
automobile américain (48 % des volumes vendus en 2007) et des effets du plan de
réduction des coûts. Le groupe prend des mesures drastiques qui doivent générer
avant fin 2009 des économies de 10 milliards de dollars (soit près de 17 USD par
action avant ristournes aux clients). Mais malgré cela, nous ne prévoyons pas un
retour à la rentabilité avant 2010. En plus de la faiblesse attendue du marché
automobile en 2009, l’extension de la gamme vers les modèles compacts (moins
rentables) est intervenue trop tard pour compenser la baisse actuelle et à venir
des ventes de gros modèles (pick-up, 4X4). Nous misons dès lors sur une perte
par action de 12 USD en 2008 et de 5 USD en 2009.
Cours au moment de l'analyse
: 9,76 USD
General Motors
est le premier constructeur automobile au monde. Il produit les marques Opel,
Saab, Cadillac, Chevrolet etc.. et réalise 56 % de son activité en Amérique
du Nord.