6.4 milliards
(répartis entre l’Etat fédéral, les régions, le Luxembourg, quelques institutionnels et,
du côté français, l’Etat et la Caisse de Dépôts et Consignation) seront
injectés. Contrairement à Fortis (où ce sont des prises de participations dans les pôles
bancaires nationaux qui ont été réalisées), cette fois c’est sous forme d’une augmentation de
capital que se fera l’apport. Les nouvelles actions ont été souscrites
au prix de 9.9 EUR/action. La part des actionnaires existants dans le
capital et les bénéfices se limitera en conséquence à 66 %. Mais dans le
contexte actuel nous avions d’abord craint qu’elle se limiterait à 50% au
mieux. Le bénéfice 2008 devrait en conséquence avoisiner les 0.7 EUR/a et nous estimons
désormais le prudemment le dividende à 0.22 EUR net. Comme
pour beaucoup d’autres institutions nous devons cependant admettre au vu de la
détérioration extrêmement rapide des ratios de solvabilité (encore très bonne pour Dexia à l’issue
du deuxième trimestre) que les prévisions sont et resteront encore un bon
moment extrêmement aléatoires. Et l'incertitude quant à la manière dont la filiale
américaine de Dexia, FSA, pourrait profiter du plan Paulson revisité n'aide
pas à clarifier la situation.