Sur fond de crise financière qui n’en finit plus de s’amplifier
en Europe, les négociations pour remédier aux problèmes de liquidités et de
solvabilité de Fortis et Dexia n’ont pu se passer autrement que dans
l’urgence.
Les épargnants sont sauvés, l’emploi probablement aussi, mais les
actionnaires paieront l’addition.
Dans un cas comme dans l’autre, le risque
pour les actionnaires de se voir confisquer tout ou partie du capital et des
bénéfices futurs à des conditions bradées était énorme. Les spéculateurs à qui
nous avions conseillé de conserver malgré tout leurs actions n’en sortent pas
gagnants mais limitent les dégâts.
La crise est toutefois loin d’être
terminée et au vu des énormes incertitudes qu’elle véhicule toujours, nous ne
vous conseillerons certainement pas d’acheter ces deux actions : Fortis est
encore plus risquée qu’avant son démantèlement et mieux vaut donc vendre, alors
que seuls les spéculateurs peuvent éventuellement… conserver Dexia.