|
Eli Lilly (08 oct 2008)
Acquisition peu convaincante
Handicapé par un portefeuille de médicaments vieillissants, Eli Lilly
passe à l’offensive et acquiert ImClone. L’acquisition d’ImClone ne profite pas
au cours de Bourse, ce que nous comprenons. LIMITEZ-VOUS A
CONSERVER.
Comme d’autres groupes pharmaceutiques, Eli
Lilly est confronté à la perspective d’une lourde perte de brevets
dans les prochaines années : plus de 30% du chiffre d'affaires 2007 du groupe
sont concernés à l’horizon 2012. Pour en limiter les conséquences bénéficiaires, Eli Lilly opte pour une
stratégie d’acquisitions : après avoir repris Icos en 2007, il
acquiert aujourd’hui ImClone, groupe de biotechnologie américain actif en oncologie (avec son
Erbitux, produit traitant le cancer colorectal). L’opération ne nous rassure
néanmoins pas totalement. Certes, l’équilibre financier du groupe n’est pas
en danger. Mais, primo, après surenchérissement sur une première offre de Bristol
Myers (BM, partenaire historique d’ImClone), le prix payé, en cash,
est élevé : 51% de plus que le cours de l’action avant l’intérêt marqué par
BM. A court terme, compte tenu aussi des coûts d'intégration, cela occasionnera
une baisse du bénéfice par action 2009. Nous tablons à présent sur
3,25 USD (contre 4,25 USD auparavant). A moyen terme, pour rentabiliser cette opération (pas avant 2013),
un sans faute est requis quant à d'une part, la croissance des ventes de
l’Erbitux, et d'autre part, la commercialisation attendue de molécules arrivant à un
stade avancé de tests cliniques. Et secundo, une polémique risque d’aboutir
devant les tribunaux : BM affirme en effet avoir des droits sur le produit
d’ImClone qui doit prendre le relais de l’Erbitux, ce que ImClone conteste.
Cours au moment de l'analyse : 38,61
USD
Eli Lilly est un laboratoire pharmaceutique
américain occupant la douzième place mondiale et qui réduit progressivement sa
dépendance aux ventes de Zyprexa, grâce à ces nouveaux médicaments. Eli Lilly
est surtout présent dans les maladies du système nerveux central, le diabète et
l’oncologie.


|