L’allemand lancera-t-il encore un
avertissement sur résultats (en juillet, il a déjà réduit son objectif de bénéfice opérationnel
2008) ? La question est permise, car la baisse des ventes de voitures
s’accélère en Europe et aux USA et cette crise commence a toucher les pays
émergents (Chine, Inde, Russie), sur lesquels Daimler avait fondé beaucoup
d’espoir. Si Daimler est parvenu à accroître ses ventes au 1er semestre
(+10 %), cette croissance va ralentir au 2nd semestre. Comme prévu, vu
la conjoncture, sa rentabilité va reculer par rapport à 2007. Mais c’est
l’amplitude de la baisse qui inquiète. Car les marchés craignent de lourdes provisions (pour dépréciations de stocks). Et l’américain
Chrysler (encore détenu à 20 %) reste un gros souci. Au
1er semestre, la perte sur cette participation a été de 900
millions d’euros (pour un bénéfice global du groupe de 4 milliards avant
impôts !). Et les choses ne s’arrangent pas : sur les 8 premiers mois
de l’année, ses ventes ont chuté de 24 %; et sa santé financière reste
faible. Nous tablons sur un bénéfice par action de 4,9 EUR en 2008 et de
4,8 EUR en 2009. A long terme, le groupe restant solide, les perspectives
restent intactes.