La situation est de plus en plus délicate. En septembre, aux
USA, les ventes ont baissé de 16 % et pour le marché européen un recul de
18 % est évoqué, soit la plus mauvaise performance de tous les
constructeurs. Des chiffres qui mettent de plus en plus en doute la viabilité du
groupe. Certes, General Motors a pris il y a trois mois des mesures pour contrer
la menace d’une crise de liquidités (suppression du dividende, vente d’actifs,
réduction des capacités de production). Mais sans tenir compte sans doute de la
récente dégradation du marché automobile. D’ici fin 2008, General Motors dispose
d’assez de liquidités pour garder la tête hors de l’eau. Ensuite, tout dépendra
de l’évolution de ses ventes... Or, les premières prévisions pour 2009 sur le
marché américain ne sont pas optimistes. Les chances de survie se réduisent
donc, alors que par ailleurs, l’accès aux marchés des capitaux est de plus en
plus coûteux. Des rumeurs évoquent un rapprochement avec le n°3 du marché
américain Chrysler. Mais celui-ci étant aussi en difficulté, une telle alliance
ne serait pas la solution à tous les problèmes. En dernier recours, l’état
américain pourrait lui venir en aide. Mais, comme pour le secteur bancaire, ce
type d’opération se fait souvent à des conditions désavantageuses pour
l’actionnaire.