Comme nous le craignions, l'allemand vient de lancer son
deuxième avertissement sur résultats. Alors que sa prévision (déjà réduite) de
bénéfice opérationnel était de
7 milliards d'euros, il ne table plus à présent que sur « un chiffre
supérieur à 6 milliards » (hors éléments exceptionnels). Principale
responsable : sa division automobile (50 % du chiffre d'affaires et du
bénéfice 2007), qui a subi une contraction brutale et plus forte que prévu
de la demande aux USA et en Europe. Les volumes vendus au 3e trimestre ont
reculé de 6 % et aucune amélioration n'est attendue à court terme. Dans ce
contexte, Daimler a dû inscrire de lourdes provisions (pour déprécier des véhicules restitués en fin de leasing). Pour l'heure, c'est la division poids lourds (30 % des ventes) qui lui permet de limiter les dégâts. Mais ce soutien va sous peu se transformer en un fardeau : les commandes enregistrées en Europe occidentale ont reculé de 56 % au 3e trimestre et de lourdes charges de restructuration sont programmées. Les perspectives 2009 s'annoncent donc moroses. Nous tablons à présent sur un bénéfice par action de 4,30 EUR en 2008 (contre 4,60 auparavant) et de 3,80 EUR en 2009 (contre 4,65).