Le bénéfice du 3e trimestre est en nette amélioration
(hausse de 83 % par rapport à la même période en 2007). L’activité
exploration & production (amont) et l’activité raffinerie &
distribution (aval) ont toutes deux fortement progressé. Le niveau encore
élevé du prix baril au cours du trimestre en est la principale raison.
Mais
pour le 4e trimestre, le résultat s’annonce moins beau, car l’horizon à court
terme est sombre : cours du baril en baisse et récession économique.
Néanmoins, bonne nouvelle, BP maintient ses objectifs de croissance de
production d’ici 2020. En outre, face à l’ampleur de la crise, il renforce ses
économies : il sacrifiera plus d’emplois que prévu (plus de 5 000).
Enfin, sa santé financière reste bonne : sa dette est en recul et ses
liquidités disponibles en hausse. Il pourra ainsi maintenir son dividende (si
toutefois le baril ne chute pas sous les 40 USD), voire profiter de la
récession pour réaliser d’intéressantes acquisitions.