Le résultat des 9 premiers mois de l’année rassure sans
impressionner. Le bénéfice peine toujours à progresser et la conjoncture ne
l’aide pas. Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.
Sur les 9 premiers mois de 2008, le chiffre d’affaires a connu une croissance interne de 7,4 %
mais le bénéfice par action est resté stable.
Unilever perd moins de terrain
qu’auparavant sur ses concurrents et se trouve même mieux positionné sur les
marchés émergents (plus de 40 % du chiffre d‘affaires). Malgré la
conjoncture difficile, ses volumes vendus ont grimpé de 0,7 % sur 9 mois et
de 0,6 % au 3e trimestre et la hausse des coûts des matières premières est
répercutée sur les prix de vente. Le groupe a sacrifié des produits trop peu
rentables ou avec des perspectives de croissance trop réduites et comprime
toujours ses coûts de fonctionnement.
Mais sur ces 9 mois, la marge opérationnelle (hors
plus-values sur cessions) n’a pas progressé, plombée par les efforts de
restructuration. Et la récession actuelle risque d’encore réduire les marges de
manœuvre (alors que c’est une accélération du repositionnement sur les produits
à plus haute valeur ajoutée qui aurait été souhaitable). Nous maintenons nos
prévisions de bénéfice par action à 1,43 EUR pour 2008 et à 1,45 EUR
pour 2009. En outre, la dette reste raisonnable et le dividende offre un
rendement de ±4 % brut.