Soucieux d’améliorer sa situation financière, la banque remet pour la première
fois en question son dividende. Cela ne nous surprend pas et confirme notre
attitude prudente.
CONSERVEZ.
Alors que nous tablions sur une grosse perte au
3etrimestre, un petit bénéfice est dégagé (0,8 EUR par action).
Mais il n’est dû qu’à un crédit d’impôts et à des modifications comptables sur
la valorisation d’actifs détenus. Car en banque d’investissement, la crise fait chuter
l’ensemble des activités (négoce de produits financiers, conseils aux
entreprises…) et aucune amélioration n’est à espérer dans les 6 prochains mois.
Et si la structure financière a été améliorée par l’augmentation de capital
(destinée à financer le rachat Postbank), elle reste moins bonne que celle des
meilleurs établissements européens. Pourtant, la banque n’envisage pas de faire
appel à l’Etat allemand. Elle préfère poursuivre sa cure d’amaigrissement,
investir dans son réseau de détail (400 nouvelles agences ouvertes d’ici 2010)
et envisager la suspension du dividende (4,5 EUR brut en 2007). Au vu des
pressions qui s’exercent sur la structure financière du groupe, nos prévisions
prennent d’ores et déjà en compte l’absence de dividende pour l’exercice 2008.
Vu le résultat trimestriel, nous relevons notre prévision de bénéfice par action
2008 à 2,50 EUR (contre 2 auparavant). Mais pour 2009, nous la réduisons à
6 EUR (contre 6,50).