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Time Warner (06 nov 2008)
Résistant, mais
encore rigide
Au troisième trimestre, le groupe a bien résisté à la
conjoncture. Mais la prudence reste de mise, alors que la réorientation a déjà
trop tardé. CONSERVEZ.
Le groupe a publié des résultats dans le
haut des attentes pour le 3e trimestre : dans un contexte conjoncturel difficile,
chiffre d’affaires et bénéfice par action sont stables. Mais la diversification
des activités est une arme à double tranchant. D’une part, le câble et les
réseaux de télévision tirent leur épingle du jeu, contrebalançant l’activité
internet (AOL) ou les magazines : la bonne performance des revenus tirés
des abonnements a compensé la faiblesse des rentrées publicitaires. D’autre
part, la lourdeur du groupe ralentit les restructurations nécessitées par
l’évolution des technologies numériques. Notamment, AOL attend toujours un
partenaire ou une cession, et les magazines auraient dû être réorganisés plus
tôt. Certes, l’objectif de se recentrer sur les contenus est maintenu, à raison
selon nous : le groupe possède le know how nécessaire pour produire des
divertissements de qualité dans de bonnes conditions de rentabilité, e.a. dans
les films (Batman…) ou les séries télévisées (Sex and the City…). Mais ce
recentrage aurait pu se faire dans de meilleures conditions avant la crise. Nous
abaissons légèrement nos prévisions bénéficiaires 2008 et 2009 à 1,05 USD
et 0,90 USD par action (contre respectivement 1,10 USD et 1 USD
auparavant).
Cours au moment de
l'analyse : 10,15 USD
TIme Warner est le numéro un mondial des médias,
présent dans les films, la télévision, les magazines, le câble et Internet. Il
tire ses revenus des abonnements, de la publicité et de services en
ligne.


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