Randstad (07 nov 2008)
Sévère recul
des profits en perspective
Vu le noircissement des
perspectives, le chiffre d’affaires s’écroule. 2009 sera médiocre. Fin
septembre, nous conseillions de ne pas se précipiter sur l’action, alors déjà
pressue bon marché, vu les incertitudes quant à l’ampleur future de la
crise. Bien que le cours ait perdu 25 % depuis, nous maintenons ce
conseil CONSERVEZ.
L’intérim commence à souffrir des piètres perspectives. Au 3e trimestre,
les ventes de Randstad ont perdu 3 %, avec un recul sur quasi tous ses
marchés : -3 % en France (23 % du chiffre d’affaires), -1 %
aux Pays-Bas (22 %), -3 % en Belgique et au Luxembourg (9 %) et
-8 % aux USA (11 %). Seule l’Allemagne (11 % des ventes) affiche
une hausse de 1 % (hors acquisitions); mais c’est aussi un brusque
ralentissement de la croissance (encore +11 % au 2e trimestre). Et si
les synergies issues de l’intégration de Vedior ont permis jusqu’ici de
préserver les marges (5,4 % au 3e trimestre contre 5,9 un an plus tôt),
cela ne durera pas. La baisse des ventes, gravement accélérée en septembre,
devrait être de plus de 6 % en octobre, soit un peu plus rapide que nous le
pensions. Pour les prochains trimestres, nous tablons sur des baisses d’au moins
10 %. Nous réduisons dès lors notre prévision de bénéfice par action 2008 à
2,23 EUR (contre 2,60 EUR auparavant). Pour 2009, nous la maintenons à
2 EUR, avec des marges qui devraient rapidement glisser vers les 3 %.
En 2010, un léger rebond pourrait être possible.
Cours
au moment de l'analyse : 15,20 EUR
Randstad est un groupe hollandais actif dans
l’intérim. Il réalise 80 % de son chiffre d’affaires au Benelux, en France, en
Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Conformément à sa stratégie, il a
réduit son exposition au marché hollandais (22 % de ses ventes) et augmenté son
exposition aux activités spécialisées (21 % de ses ventes), par l’acquisition de
Vedior en mai 2008.


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