InBev (07 nov 2008)
Acquisition en
suspens
InBev fait le forcing pour boucler l’acquisition de
Anheuser-Busch et sa croissance bénéficiaire est en danger. Action
correctement évaluée. CONSERVEZ.
Comme prévu, le résultat du 3e trimestre
est assez faible. Malgré une croissance interne
du chiffre d’affaires de ±8 %, le bénéfice par action perd 12 % à
0,75 EUR. En cause, des pressions inflationnistes (notamment sur les
matières premières) et des frais de restructuration. Et si, en ces temps de
crise, le groupe a sans doute raison de se concentrer sur ses marques phares
(Stella Artois, Beck’s) pour protéger ses volumes vendus et ses parts de marché,
cela lui coûte cher en marketing (+13 %). Nous réduisons dès lors notre
prévision de bénéfice par action, à 3 EUR pour 2008 et à 3,2 EUR pour
2009. Mais surtout, avec la crise financière, le doute s’est installé quant à la
capacité d’InBev à finalement racheter l’américain Anheuser-Busch. La direction
dit garder la confiance des banques, mais avec la volatilité boursière, elle a
dû postposer l’augmentation de capital nécessaire pour une partie du rachat. Et
une détérioration substantielle et rapide de ses perspectives de rentabilité et
de solvabilité pourrait inciter les banques à ne pas se lancer dans l’aventure,
signant ainsi la fin du projet. Ce n’est certes pas le scénario le plus probable
à l’heure actuelle. Mais il ne faut pas oublier qu’InBev a besoin de cette
acquisition pour relancer à terme sa croissance bénéficiaire.
Cours au
moment de l'analyse : 30,40 EUR
Le groupe InBev est issu du
rapprochement (en 2004) du belge Interbrew et du brésilien Ambev; premier
brasseur mondial en volumes produits, il détient une part de 14 % du marché
mondial. Parmi ses marques phare : Stella Artois, Jupiler, Beck’s,
Brahma…


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