Le français Michelin (36,72 EUR) n’a augmenté son chiffre d’affaires que de 2,8 % au premier trimestre. Les volumes vendus sont en recul de 4,1 %. En cause, la dégradation aux Etats-Unis de l’activité dans les pneus auto (recul de la production automobile) et dans les pneus de remplacement pour camions. Dans cette dernière activité, la plus rentable pour lui, le groupe perd des parts de marché. Il a dès lors décidé de réduire ses prix, ce qui pèsera sur sa rentabilité totale. Pour faire face au ralentissement des marchés, il va réduire ses investissements en 2001 et de nouveau restructurer ses activités en Amérique du Nord. L’ampleur de la provision à constituer à cet égard n’a pas encore été communiquée. Nous réduisons nos estimations bénéficiaires de 3,9 à 3,5 EUR par action pour 2001 et de 4,5 à 4 EUR pour 2002. Les deux opérations récentes du groupe (acquisition d’un petit producteur roumain et création d’une société avec un partenaire chinois) ne devraient pas avoir d’impact important à moyen terme.
Cette année devrait être difficile pour le marché du pneu aux Etats-Unis. En Europe, le groupe devrait limiter la casse grâce à son élargissement vers le haut de gamme. Nous n’attendons néanmoins pas d’amélioration de la rentabilité avant la fin de l’année. Action correctement évaluée. Conserver.