France Télécom (03 nov 2008)
Grâce à la récurrence de ses revenus et au niveau soutenable de sa
dette, le français devrait traverser la crise sans trop de dommages. Action
correctement évaluée. CONSERVEZ.
Au 3e trimestre, sur base comparable, le
chiffre d’affaires a gagné 2 % et le résultat opérationnel 1 %
(contre +4 et +5 % au 1er semestre). Mis à part en Espagne et dans
quelques pays émergents, le groupe ne ressent pas encore le ralentissement
économique. Et pour le 4e trimestre, il est optimiste. Mais 2009 s’annonce plus
délicat. Certes le nombre de clients, encore en hausse de 1,6 % du 2e au 3e
trimestre, ne devrait pas trop s’en ressentir
(les clients changent peu leurs habitudes, ils se laissent tenter par l’offre
combinée téléphone - internet - TV et par les offres compétitives de France
Telecom). Mais leurs dépenses globales en télécommunication, en forte hausse ces
dernières années, devraient se tasser. Aussi, nous tablons sur un recul du
bénéfice par action 2009 à 1,90 EUR (contre 2,06 EUR en 2008). Au
niveau financier, heureusement que France Telecom avait renoncé à son OPA sur
Teliasonera, (vu la dégradation actuelle du marché du crédit et d’autant que le
prix offert nous semblait trop élevé). Il garde ainsi une bonne marge de
manœuvre (dette élevée mais soutenable) pour d’autres opportunités
d’acquisitions (plus raisonnables) qui pourraient s’offrir à lui, notamment dans
les pays émergents.
Cours au moment de l'analyse :
19,70 EUR
France Télécom est le
premier opérateur téléphonique français, le deuxième opérateur mobile européen
(Orange) et le deuxième fournisseur d’accès Internet européen
(Wanadoo).


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