IBM (21 avr 2008)
Le géant de l’informatique traverse la crise américaine avec des
performances toujours solides. Et si même l’avenir n’est pas dénué de risques,
le titre reste correctement évalué. CONSERVEZ.
Le résultat du premier trimestre est supérieur aux
attentes. Le chiffre d’affaires gagne 11 % par rapport à un an plus tôt,
grâce notamment à la faiblesse du dollar (hors effets de change, il ne gagne que
4 %). Sa croissance provient des activités services entreprises et
logiciels (les plus rentables) et fait plus que compenser la baisse des
ventes de matériel informatique. Le bénéfice par action grimpe quant à lui de 36 % à
1,65 USD, grâce à une amélioration globale de la rentabilité, mais aussi
dopé par des rachats d’actions.
IBM récolte donc le fruit de son offre de services aux
entreprises mais aussi de sa stratégie agressive d’acquisitions des dernières
années (dans les services et surtout dans les logiciels). Par ailleurs, le groupe relève pour la
troisième fois cette année ses prévisions et table désormais sur un bénéfice par
action 2008 de 8,50 USD (contre 7,18 USD en 2007). Un objectif qui
rejoint nos prévisions. Pour 2009, nous tablons sur 9,52 USD. Des
risques subsistent toutefois : celui de la propagation de la récession aux
USA au reste du monde et celui d’une hausse (probable) du dollar, qui viendrait
rogner la compétitivité et les bénéfices du groupe.
Cours au moment de
l'analyse : 124,40 USD
IBM est la première société
de services informatiques au monde (52 % du chiffre d'affaires) et le
deuxième éditeur de logiciels (22 %). Il fabrique aussi du matériel
informatique (23 %) tel que les serveurs,
microprocesseurs…


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