Le résultat trimestriel est de qualité, mais le groupe se borne
à souligner l’impact incertain de la crise sur ses performances futures. De
notre côté, nous réduisons nos prévisions 2009.
CONSERVEZ.
Au 3ème trimestre, comme prévu, le bénéfice
par action a gagné 12 %, malgré un chiffre d’affaires qui commence à
marquer le pas (+1 %). La rentabilité grimpe toujours, grâce aux effets de
la profonde restructuration. Mais les prochains mois s’annoncent plus délicats.
Selon le groupe, au 4ème trimestre (normalement le meilleur en termes de
ventes), le chiffre d’affaires devrait légèrement reculer et la rentabilité se
maintenir. Mais selon nous, cela ne devrait pas durer. Ces prochains mois, vu la
récession, la croissance des ventes de PC et donc de microprocesseurs et puces
fabriqués par Intel diminuera. Et ce sont les minis PC, moins chers et moins
rentables pour Intel, qui devraient le mieux résister. En 2009, la pression
s’exercera donc à la fois sur le chiffre d’affaires et sur la rentabilité. Dès
lors, nous ne misons plus sur une hausse du bénéfice en 2009 : nous tablons
sur un bénéfice par action de 1,23 USD en 2008 et de 1,20 USD en 2009.
Mais ce creux conjoncturel ne remet pas en cause les perspectives de long terme
du marché des microprocesseurs. Et Intel conserve ses atouts : situation
financière saine, part de marché de 80 %, rentabilité élevée, produits
innovants et forte présence dans la zone Asie/Pacifique