L'Oréal (28 avr 2008)
La réputation de L’Oréal, considéré comme résistant aux aléas
économiques, est–elle en danger ? Le groupe maintient ses prévisions mais
nous réduisons les nôtres. Titre cher. VENDEZ.
Au premier trimestre, le chiffre d’affaires n’a gagné que
5,1 % (base comparable) et même rien du tout si on inclut les effets de
change (or, sur l’ensemble de 2007, il avait gagné 8 %, soit plus que la
moyenne mondiale du secteur). En cause : un recul en Amérique du Nord de
±4 % (hors effets de change), sous l’effet du coup de froid économique.
Normalement, L’Oréal privilégie la croissance interne et la maîtrise
des coûts, génère de belles liquidités et gratifie bien l’actionnaire (dividende
doublé en 5 ans, rachats
d’actions). Il se renforce aussi peu à peu dans
les zones émergentes et sa structure financière est saine. Mais si la fragilité
américaine s’intensifie ou se propage à l’Europe de l’Ouest (ensemble :
±75 % du chiffre d’affaires), il faudra peut-être ralentir le
développement dans les zones émergentes (qui assurent près de 2/3 de la croissance
actuelle et dont la rentabilité progresse). Même si le groupe maintient
ses prévisions de hausse du chiffre d’affaires 2008 (+6 à 8 %), nous
réduisons nos prévisions de bénéfice par action à 3,60 EUR pour 2008 (contre
3,80 auparavant) et à 4 EUR pour 2009 (contre 4,20). Quant à la rumeur
récurrente d’un rachat par Nestlé (actionnaire à 29 %), elle n’est pas assez
convaincante pour spéculer.
Cours au moment de l'analyse : 74,33
EUR
L’Oréal est Leader mondial
des cosmétiques, tant pour le grand public que les professionnels, et éalise la
moitié de son chiffre d’affaires en Europe. Il connaît de belles croissances en
Amérique du Nord et dans les pays émergents.


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