Roche GS (25 juil 2008)
Le suisse veut pour lui seul le fruit du talent de l’américain
Genentech. Un pari prometteur mais non sans risque. Titre correctement évalué.
CONSERVEZ.
Roche veut racheter la totalité de l’américain Genentech, dont il détient
59 % et qui a participé pour beaucoup à l’expansion de sa division
pharmacie, grâce à ses médicaments très rentables contre le cancer
(Avastin, Herceptin). Un rachat qui lui permettrait de dégager des synergies
pour ±0,90 à 1 CHF par action avant impôts. Seul bémol : Roche a beau
affirmer vouloir laisser à Genentech une large autonomie dans son activité de
recherche, l’annexion risque malgré tout de faire fuir les talents présents dans
l’effectif de l’américain et de brider la capacité innovatrice. Car
l’intégration devra se dérouler comme prévu, si Roche veut justifier le prix
offert (lequel risque d’encore grimper si les actionnaires de Genentech tentent
d’obtenir plus). Cependant la structure financière de Roche n’est pas en
danger : sa trésorerie lui permet de limiter son recours à la dette et
d’annoncer le maintien de sa politique généreuse de dividende ces trois
prochaines années. Par ailleurs, Roche a publié un résultat semestriel en baisse
mais conforme aux attentes (le bénéfice par action chute de 2 %, à
5,60 CHF). Nous maintenons ainsi notre prévision de bénéfice par action
2008 à 11,80 CHF et réduisons légèrement celle pour 2009 à 13,20 CHF
(contre 13,40 auparavant).
Cours au moment de l'analyse : 182,50
CHF
Le groupe suisse Roche est actif à la
fois dans la pharmacie (oncologie, virologie, infections, métabolisme) et les
diagnostics. Il possède une participation majoritaire dans le labo biotech
américain Genentech. Son compatriote Novartis possède 6 % de son capital
ainsi qu’1/3 des droits de vote.


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