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Santander (05 juin 2008)
Se
distingue par sa résistance
Le géant bancaire espagnol
traverse remarquablement la crise et réalise de belles opérations. Action bon
marché.
ACHETEZ.
Au 1er trimestre le bénéfice a connu une croissance de 22 %, soit une hausse de 14 % du bénéfice par action, à 0,33 EUR (compte tenu de la hausse du nombre d'actions, suite à la conversion d'obligations). Les coûts sont bien maîtrisés et le ratio d'efficacité est de 41,3 (41,3 EUR de coûts pour 100 EUR de recettes), contre 48 pour la moyenne des banques espagnoles, qui sont pour ce point parmi les meilleures au monde. Brillant dans ses opérations, même en cas de crise, Santander a conclu avec Monte dei Paschi et General Electric la vente d'Antonveneta et de sa filiale Interbanca (hérités lors du partage des activités d'ABN Amro avec RBS et Fortis). Il en obtient un prix qui dépasse de 50 % ce qu'il a payé il y a un an, ce qui dégagera un bénéfice par action (non récurrent et après impôts) de 0,35 EUR. Une opération qui renforce ses fonds propres sans passer par une augmentation de capital et suite à laquelle il ne lui reste que la plus intéressante de ses filiales : Banco Real de Brasil. Néanmoins, compte tenu de l'augmentation de la morosité et du ralentissement attendu des demandes de crédit en Espagne (croissance estimée de 8 à 9 % contre 18 % les années précédentes), nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action à 1,58 EUR pour 2008 et 1,67 EUR pour 2009.
Cours au moment de l'analyse
: 12,96 EUR
La banque espagnole Santander est la première européenne de son
secteur en termes de capitalisation boursière depuis l’acquisition d’Abbey, et
la dixième au niveau mondial. Présente en Europe et aux USA, elle occupe
une forte position en Amérique latine. Sa principale activité est la banque de
détail.


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