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Van de Velde (10 juil 2008)
Croissance nulle
La morosité du consommateur européen pèse encore plus que prévu sur
les ventes. Sans tenir compte de la récente acquisition d’Andres Sarda, les
ventes 2008 ne progresseront probablement pas. L’action reste chère.
VENDEZ.
La décélération des ventes déjà constatée en 2007 se confirme. Mais cette
fois, en plus de la relative maturité des marchés européens où sont réalisées
les ¾ de ses ventes, VdV doit aussi composer avec la baisse du pouvoir d’achat
des ménages. Résultat, sur le premier semestre, la progression du chiffre
d’affaires se limite à 0.9%. C’est moins que prévu et en Europe, les ventes
s’inscrivent même en léger recul (-0.2%). Malgré le lancement en septembre de la
nouvelle ligne Marie-Jo Intense (segment sport), le deuxième semestre ne
sera pas meilleur. En fin de compte, la progression des ventes 2008 (+4% estimé)
sera entièrement due au rachat, annoncé en juin dernier de l’espagnol Andres
Sarda. Le prix payé nous paraît un peu cher et la contribution au bénéfice du
groupe devrait, dans un premier temps être très limitée. Mais cette opération
permet enfin de commencer à mieux allouer l’importante trésorerie de VdV (1/4 de
ses liquidités seront absorbées par l’opération) tout en augmentant son chiffre
d’affaires d’un bon 10% sur base annuelle. Et, au vu des marges 4 fois moins
élevées que celles de VdV, nous ne doutons pas que le belge, fort de son
organisation de ventes internationale sera rapidement en mesure d’augmenter la
rentabilité ce cette nouvelle marque en en doublant les ventes d’ici 5 ans. En
attendant, le bénéfice 2008 devrait, au mieux, s’inscrire en léger recul à 2.25
EUR. Pour 2009 et 2010, nous tablons sur des bénéfices de respectivement 2.41 et
2.56 EUR.
Cours au moment
de l'analyse : 27,90 EUR
Van de
velde est un créateur belge de lingerie féminine de luxe (Marie Jo, Marie Jo
L’Aventure, Prima Donna); il est leader de son secteur dans le
Benelux.


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