Malgré un contexte délicat, Vivendi résiste assez bien :
sur la base d’un chiffre d’affaires en hausse de 12,3 % (à taux de change
constants) suite, surtout, à l’intégration de Neuf Cegetel dans SFR (téléphonie
française), le bénéfice par action n’a cédé que 5 %. Une situation qui
pourrait toutefois se compliquer en cas de nouveau fléchissement de l’économie,
les activités de téléphonie et de musique nous apparaissant comme les plus
fragiles dans ce cas. En attendant, nous sommes préoccupés par la fusion de la
division jeux vidéo avec l’américain Activision et l’intégration de Neuf
Cegetel qui ont généré toutes sortes de frais alors que les bénéfices à en
attendre restent hypothétiques. En ce qui concerne les moyens dont dispose le
groupe, les activités existantes engloutissent énormément d’argent et la
priorité est à la réduction de l’endettement. De quoi freiner la hausse du
dividende, même si celui-ci, avec un rendement de quelque 5 % brut, reste
confortable. Nous maintenons notre position : les actifs de Vivendi sont certes
de qualité mais le groupe aurait selon nous tout intérêt à dégraisser et à
développer un projet industriel plus cohérent et davantage tourné vers l’avenir.
Nous abaissons légèrement nos prévisions de bénéfice par action pour 2008 et
2009 à 2,30 et 2,50 EUR.