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(20/05/2005) Fortis publie ses chiffres 2004 en IFRS

Bruxelles / Utrecht, le 20 mai 2005. - Application complète des normes comptables IFRS à partir du 1er janvier 2004, y compris les IAS 32/39 et IFRS 4 - Les capitaux propres en IFRS s'élèvent à EUR 15,4 milliards contre EUR 14,4 milliards selon les Fortis Accounting Principles (FAP (1)), tels qu'établis fin 2004 - Bénéfice net en IFRS pour l'année 2004 -y compris l'impact pro forma des montants de la comptabilité de couverture : EUR 3,0 milliards (2) contre EUR 3,4 milliards selon les FAP - hors impact des montants de la comptabilité de couverture : EUR 2,4 milliards (3) Gilbert Mittler, CFO de Fortis, commente : " Fortis publie aujourd'hui ses résultats 2004 retraités selon les nouvelles normes comptables IFRS. Comme nous l'avons déjà expliqué en janvier, Fortis a décidé, très tôt dans le processus, d'appliquer entièrement les IFRS à partir du 1er janvier 2004 (y compris IAS 32/39 et IFRS 4) afin de fournir à ses parties prenantes une information financière cohérente et comparable. Indépendamment du traitement comptable, Fortis a toujours appliqué des stratégies de couverture, faisant appel à des dérivés, afin de modérer le risque de taux d'intérêts de certaines de ses activités commerciales et financières. Le résultat économique de la stratégie de réduction des risques sera entièrement comptabilisé dans les comptes 2005 en IFRS mais n'est pas visible dans les comptes 2004 en IFRS car les normes définitives, publiées au quatrième trimestre 2004 seulement, ne prévoient pas la possibilité d'appliquer rétrospectivement la comptabilité de couverture. Pour cette raison, Fortis publie également le bénéfice net 2004 pro forma, comme si les stratégies de couverture existantes étaient comptabilisées à partir du 1er janvier 2004. A partir de 2005, nous appliquons une comptabilité de couverture pour traduire la réalité économique sous-jacente et, par conséquent, réduire substantiellement la volatilité comptable. " Chiffres de l'année 2004 en IFRS (comparés aux chiffres de l'année 2004 en FAP)
(en EUR millions) 
FAP 
IFRS (2) 
Différence 
IFRS (3) 
Différence 
Différence 
  Pro forma d?avec FAP  d?avec IFRS (2) d?avec FAP 
Bénéfice net 3.359 3.003 -356 2.360 -643 -999 
Banque 1.855 1.593 -262 950 -643 -905 
Assurance 1.600 1.272 -328 1.272 -328 
Général -96 138 234 138 234 
(1) FAP conformément aux exigences légales et réglementaires en Belgique. (2) Pro forma, y compris la comptabilisation des mutations de la juste valeur des éléments couverts. (3) En excluant l'impact de la comptabilité de couverture, Fortis ne rend compte que des mutations de la juste valeur des dérivés de couverture et non des mutations de la juste valeur des éléments couverts, ce qui ne reflète pas correctement la réalité économique de ses résultats comptables et ne présente pas une juste vision du profil de risque de Fortis. - Le bénéfice net de l'année 2004 en IFRS, y compris l'impact de la comptabilité de couverture s'élève à EUR 3,0 milliards, soit EUR 643 millions de plus que le bénéfice net de l'année 2004 en IFRS hors comptabilité de couverture. La différence vient de l'impact après impôts pro forma de la comptabilisation des stratégies de couverture existantes. - Le bénéfice net de l'année 2004 en IFRS (2) s'élève à EUR 3,0 milliards contre EUR 3,4 milliards en FAP, en raison, principalement, de la différence de traitement des écarts de valeur positifs sur le portefeuille d'actions, qui, en IFRS, ne sont plus comptabilisés au compte de résultat mais directement dans les capitaux propres. En Banque, le bénéfice net (2) s'élève à EUR 1,6 milliard, soit EUR 262 millions de moins qu'en FAP. Cette diminution est surtout due à des mutations de la juste valeur qui ne sont pas liées aux stratégies de couverture, à la comptabilisation de la dépréciation du portefeuille immobilier et à la reprise de provisions en FAP en 2004. En Assurance, le bénéfice net s'élève à EUR 1,3 milliard contre EUR 1,6 milliard en FAP. La différence s'explique notamment par la disparition des écarts de valeur positifs sur le portefeuille d'actions qui, en IFRS, sont directement comptabilisés en capitaux propres tandis qu'en FAP, ils étaient imputés au compte de résultat aussi longtemps que la valeur du portefeuille d'actions était inférieure à son coût historique. La reprise des écarts de valeur n'est que partiellement compensée par la hausse des plus-values réalisées. Le secteur Général contribue positivement au bénéfice à hauteur d'EUR 138 millions en IFRS, contre une perte d'EUR 96 millions en FAP. Ce changement est dû à une plus-value plus importante sur la vente d'Assurant car, en IFRS, il n'y a pas d'extournement de goodwill et l'effet de conversion est différent. - Les capitaux propres en IFRS, établis fin 2004, s'élèvent à EUR 15,4 milliards contre EUR 14,4 milliards en FAP. L'impact positif du transfert du Fonds pour risques bancaires généraux vers les capitaux propres et de la réévaluation d'instruments financiers a été partiellement neutralisé par l'approche " de nouveau départ " que permet l'IAS 19 - Avantages du personnel, et l'option de valoriser le portefeuille immobilier au coût amorti. - Les fonds propres au sens strict nets fin 2004 en IFRS s'élèvent à EUR 20,2 milliards contre EUR 21,3 milliards en FAP. La diminution provient largement de l'approche de nouveau départ que permet l'IAS 19, comme déjà mentionné ci-dessus, sous la forme de la comptabilisation du cumul des écarts actuariels à la date de première application. Chiffres du premier trimestre 2004 en IFRS (comparés aux chiffres du premier trimestre 2004 en FAP)
(en EUR millions) 
FAP 
IFRS (2) 
Différence 
IFRS (3) 
Différence 
Différence 
  Pro forma d?avec FAP  d?avec IFRS (2) d?avec FAP 
Bénéfice net 1.275 1.400 125 975 -425 -300 
Banque 642 553 -89 128 -425 -514 
Assurance 523 403 -120 403 -120 
Général 110 444 334 444 334 
- Le bénéfice net du premier trimestre 2004 en IFRS y compris l'incidence de la comptabilité de couverture (2) s'élève à EUR 1,4 milliard, soit EUR 425 millions de plus que le bénéfice net du premier trimestre en IFRS hors compatibilité de couverture. La différence provient de l'impact après impôts pro forma de la comptabilité liée aux stratégies de couverture existantes. (2) Pro forma, y compris la comptabilisation des mutations de la juste valeur des éléments couverts. (3) Hors impact de la comptabilité de couverture, Fortis ne rend compte que des mutations de la juste valeur des dérivés de couverture et non des mutations de la juste valeur des éléments couverts, ce qui ne reflète pas correctement la réalité économique de ses résultats comptables et ne présente pas une juste vision du profil de risque de Fortis. - Le bénéfice net du premier trimestre 2004 en IFRS (2) s'élève à EUR 1,4 milliard contre EUR 1,3 milliard en FAP. En Banque, le bénéfice net (2) s'élève à EUR 553 millions, soit EUR 89 millions de moins qu'en FAP. Cette diminution du bénéfice est due à des mutations de la juste valeur qui ne sont pas liées aux stratégies de couvertures ainsi qu'à divers écarts mineurs, dont, notamment, une baisse des provisions et des dépréciations en immobilier. En Assurance, le bénéfice net s'élève à EUR 403 millions contre EUR 523 millions en FAP. Dans ce cas également, la différence peut s'expliquer par l'absence d'écarts de valeur sur le portefeuille d'actions, qui, en IFRS, sont directement comptabilisés en capitaux propres tandis qu'en FAP, ils l'étaient en compte de résultat aussi longtemps que la valeur du portefeuille d'actions se situait au-dessous de son coût historique. Ils n'ont été que partiellement compensés par la hausse des plus-values réalisées. Le secteur Général contribue positivement au bénéfice à hauteur d'EUR 444 millions en IFRS contre EUR 110 millions en FAP, et ce, grâce à une plus-value plus importante sur la vente d'Assurant car, en IFRS, le goodwill n'est pas extourné et l'effet de conversion est différent. Le présent communiqué de presse doit être lu conjointement avec ses deux annexes : 1. Résumé des méthodes comptables en IFRS 2. Tableaux du bilan et du compte de résultat en IFRS Une présentation détaillée des principales différences dans les chiffres 2004 de Fortis en IFRS et en FAP, peut être téléchargée du notre site www.fortis.com. Gilbert Mittler, CFO de Fortis, donnera une téléconférence pour la presse, ce jour à 9h00 am CET. Pour y accéder : +44(0)20 7365 1832 Avertissement - Le présent communiqué de presse vise uniquement à donner un aperçu général de l'incidence des IFRS sur le reporting financier de Fortis. En aucun cas, il ne remplace un état financier officiel quelconque. Toute considération d'investissement doit continuer à se fonder sur les états financiers périodiques et les autres informations que Fortis est tenu de divulguer en vertu de la loi ou de règlements boursiers. - Le présent communiqué de presse a été établi conformément aux normes et interprétations IFRS publiées par l'IASB le 31 décembre 2004 et approuvées par la Commission européenne à la même date. - Ces normes et interprétations comptables, et par conséquent l'information présentée, ne sont pas définitives et sont susceptibles de changement jusqu'au 31 décembre 2005, raison notamment de : - modifications des normes IFRS et de leurs interprétations ; - modifications des exigences réglementaires ; - procédures d'audit. - Les montants mentionnés dans le présent communiqué ne sont pas audités et s'entendent en millions d'euros, sauf mention contraire. - Les chiffres et tendances publiés dans ce document sont donnés pour information uniquement. - Les énoncés comprenant des termes ou expressions comme " devrait générer ", " continera de ", " est prévu ", " estimé ", " envisagé " ou des termes ou expressions similaires, recèlent un certain degré de risque et d'incertitude. Les résultats effectifs peuvent différer significativement des résultats indiqués dans ces énoncés en raison des risques et incertitudes associés aux prévisions de Fortis notamment relatives à ses estimations du risque de marché ou à des acquisitions potentielles, à son développement et à la croissance de l'encaissement et des revenus de placement, à ses projections de flux de trésorerie et, plus généralement, liées à la conjoncture globale et aux évolutions légales, fiscales et réglementaires. Fortis n'a aucune obligation de revoir ou actualiser la moindre information quelconque afin de refléter les changements dans ses stratégies, les événements, les prévisions ou autres. Fortis est un prestataire international de services financiers spécialisé dans les domaines de la banque et de l'assurance. Avec une capitalisation boursière d'EUR 27,9 milliards (29/04/2005) et quelque 51.000 collaborateurs, Fortis se range parmi les 20 institutions financières les plus importantes d'Europe. Sur son marché domestique, le Benelux, Fortis occupe une place de leader qu'il entend développer et renforcer. Sur la base de ses compétences, acquises dans son marché domestique, il déploie ses ambitions européennes par le biais de plates-formes de croissance. Fortis opère également dans des activités sélectionnées d'envergure internationale. Dans certains pays d'Europe et d'Asie, Fortis met à profit ses compétences et son expérience de la bancassurance. Fortis est coté à la Bourse d'Amsterdam, de Bruxelles et de Luxembourg, et participe à un programme ADR sponsorisé aux Etats-Unis. Pour plus d'informations, veuillez consulter www.fortis.com Contacts presse : Bruxelles : +32 2 565 35 84 Utrecht : +31 30 226 32 19 Investor Relations : Bruxelles : +32 2 510 53 91 Utrecht : +31 30 226 32 20 Annexe 1 Résumé des méthodes comptables Nous vous présentons ci-dessous un résumé des "Méthodes comptables" telles qu'adoptées par Fortis en IFRS. Le document complet et détaillé (en anglais) peut être téléchargé depuis notre site www.fortis.com/ir. 1. Principes généraux, comptables et de consolidation 1.1. Généralités Pour les exercices débutant à partir du 1er janvier 2005, les sociétés cotées de l'Union européenne doivent établir leurs comptes annuels consolidés conformément aux Normes internationales d'information financière (International Financial Reporting Standards ou " IFRS "), approuvées par la Commission européenne. Dès lors, le présent rapport trimestriel consolidé, en ce compris les chiffres comparatifs de 2004, a été établi en se fondant sur les IFRS - ainsi que les International Accounting Standards ou " IAS " et les Interprétations - publiés par l'International Accounting Standards Board (" IASB ") le 31 décembre 2004 et approuvés par la Commission européenne (en ce compris la version partielle de l'IAS 39, Instruments financiers : comptabilisation et évaluation). Ces méthodes comptables et leurs interprétations, et partant l'information présentée avec les chiffres comparatifs de 2004, ne sont pas forcément définitives. En effet, elles peuvent encore varier jusqu'au 31 décembre 2005, en raison de nouvelles modifications des normes et des interprétations IFRS, de modifications des obligations des autorités de contrôle et de l'application de procédures d'audit. Sur la base de l'IFRS 1, Première application des normes d'information financières internationales, une entité doit appliquer les mêmes méthodes comptables à son bilan d'ouverture en IFRS et à tous états financiers intermédiaires de l'exercice couvert par ces premiers comptes annuels IFRS. Les comptes annuels de Fortis au 31 décembre 2004 ont été établis en se fondant sur les prescriptions légales et réglementaires applicables en Belgique. Un récapitulatif de ces méthodes comptables (Fortis Accounting Principles ou " FAP ") figure dans les comptes annuels 2004 de Fortis. A des fins comparatives et pour se conformer aux IFRS, Fortis a retraité ces comptes annuels consolidés. 1.2. Estimations L'élaboration des comptes annuels en IFRS nécessite de recourir à un certain nombre d'estimations. En outre, le management a été invité à donner son avis durant le processus d'application de ces normes de reporting. Les résultats effectifs peuvent différer de ces estimations et opinions. 1.3. Date d'application Les normes IFRS autorisent également Fortis, lors de la première application des IFRS, à déterminer la date de mise en application de certaines normes. Fortis a dès lors décidé d'appliquer IAS 32 (Instruments financiers : Informations à fournir et présentation), IAS 39 (Instruments financiers : comptabilisation et évaluation), IFRS 2 (Paiement fondé sur des actions), IFRS 3 (Regroupement d'entreprises) et IFRS 4 (Contrats d'assurance) à partir du 1er janvier 2004. En revanche, la norme IFRS 5 (Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées) ne sera appliquée qu'à partir du 1er janvier 2005. 1.4. Détermination des méthodes comptables Les normes IFRS permettent, dans certains cas, d'effectuer un choix parmi plusieurs options. Fortis a pris les options suivantes : - Comptabilisation à la date de transaction : tous les achats et ventes d'actifs financiers dont des conventions de marché exigent la livraison dans des délais prédéfinis sont comptabilisés au moment de la transaction, soit à la date à laquelle Fortis devient partie prenante de l'engagement contractuel d'achat ou de vente des actifs financiers. Selon les FAP, ils étaient comptabilisés à la date de règlement, soit à la date à laquelle l'actif était livré par ou à Fortis. - Les immeubles de placement, les immeubles pour usage propre, les immobilisations corporelles et les immobilisations incorporelles sont valorisés à leur coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. En FAP, les immeubles de placement et les immeubles destinés à un usage propre étaient valorisés à leur juste valeur. - Les investissements dans des coentreprises sont consolidés selon la méthode de mise en équivalence. En FAP, ils étaient consolidés proportionnellement. - Fortis recourt à trois types de couverture : couverture de juste valeur, couverture de flux de trésorerie et couverture d'un investissement net. La couverture de juste valeur des risques de taux d'intérêts s'appliquera à compter du 1er janvier 2005 selon une approche de portefeuille (" macro hedging " ou macro-couverture). Par ailleurs, l'écart initial entre la juste valeur et la valeur comptable de l'instrument couvert lors de la détermination de la relation de couverture sera amorti sur la durée de vie résiduelle du poste couvert (" reverse amortisation "). Pour la couverture du risque de taux d'intérêts, Fortis applique la version partielle d'IAS 39, telle qu'approuvée par l'Union européenne, qui supprime une série de limitations en matière de couverture de la juste valeur ainsi que les critères stricts en matière d'efficacité de ces couvertures. Dans cette version, il n'y a inefficacité que lorsque la nouvelle valeur d'un certain groupe d'éléments couverts passe sous le montant initialement couvert pour ce groupe. - Fortis appliquera la technique de la comptabilité reflet (" shadow accounting ") à tous les écarts de juste valeur latents relatifs à des placements liés à des polices d'assurance, et influencera ainsi les passifs d'assurance. Ces modifications de la juste valeur ne feront dès lors pas partie des capitaux propres. - Le total des écarts de juste valeur latents des actifs financiers disponibles à la vente - après application de la comptabilité reflet - liés aux participations bénéficiaires discrétionnaires, sera repris distinctement dans les capitaux propres. - Le test de suffisance du passif pour les passifs d'assurance est effectué à chaque date de reporting sur la base de groupes de produits homogènes. - Les coûts de financement sont en principe comptabilisés immédiatement dans le résultat. Les coûts de financement directement liés à l'acquisition ou à la construction d'un actif sont activés en tant qu'éléments du coût de cet actif. - Pensions : en IFRS, Fortis continuera d'appliquer la méthode du corridor, selon laquelle les différences actuarielles ne sont pas comptabilisées si elles se situent dans certaines limites. 1.5. Autres principes comptables Un série de principes IFRS sont spécifiquement explicités ci-dessous en raison de leur importance et des différences avec les FAP : Provisions Les IFRS imposent des règles plus strictes que les FAP pour la constitution de provisions. En effet, les IFRS n'admettent des provisions dans le compte de résultat que si elles correspondent à des obligations de Fortis découlant d'événements du passé. Dérivés En IFRS, les dérivés doivent figurer au bilan à leur juste valeur. Les écarts de juste valeur sont directement comptabilisés au compte de résultat. Selon les FAP, seuls les dérivés détenus à des fins de trading étaient repris au bilan. Instruments financiers Fortis distingue 4 classes d'actifs financiers, impliquant chacune une valorisation spécifique : - les prêts et les créances : valorisés au coût amorti, avec comptabilisation au compte de résultat de l'amortissement périodique ; - les placements détenus jusqu'à leur échéance, consistant en des instruments avec paiements fixes ou déterminables dont Fortis a l'intention expresse et la capacité de les garder jusqu'à l'échéance. La méthode de valorisation est identique à celle appliquée aux prêts et créances. - les actifs financiers estimés à leur juste valeur avec comptabilisation des écarts de valeur au compte de résultat, englobant (i) les instruments financiers détenus à des fins de transaction et (ii) les actifs financiers que Fortis a irrévocablement classés à l'origine comme actifs valorisés à leur juste valeur avec comptabilisation des écarts de valeur au compte de résultat ; - les actifs financiers disponibles à la vente (tous ceux qui ne relèvent pas de l'une des catégories précédentes), valorisés à leur juste valeur avec comptabilisation des écarts de valeur dans les capitaux propres. Fortis y inclut la majeure partie des obligations. Dès lors, en IFRS, ces obligations sont estimées à leur juste valeur et les écarts de valeur sont comptabilisés en capitaux propres, tandis que, selon les FAP, elles étaient valorisées au coût amorti. Les engagements financiers, à l'exception des dérivés, sont valorisés au coût amorti. Actions propres rachetées Lorsque les sociétés mères ou leurs filiales acquièrent des actions Fortis ou des options d'achat sur actions Fortis, les montants payés en ce compris les coûts de transaction y afférents sont portés en déduction des capitaux propres. Les charges et produits de la vente d'actions propres sont comptabilisés comme correction des capitaux propres. Cette méthode diffère des FAP, où les actions Fortis étaient comptabilisées comme actifs. Les résultats réalisés étaient imputés au compte de résultat à l'exception des actions émises dans le cadre de l'emprunt obligataire FRESH (Floating Rate Equity linked Subordinated Hybrid - émission d'obligations hybrides subordonnées échangeables en actions, à taux flottant). Assurances La norme IFRS 4 prescrit que les polices sans participation bénéficiaire auxquelles est associé un risque d'assurance faible ou nul doivent être considérées non comme des contrats d'assurance mais bien comme des contrats de placement. Dès lors, selon les IFRS et contrairement aux FAP, les primes que perçoit Fortis pour ces polices doivent être comptabilisées non dans le compte de résultat, mais bien directement dans le bilan. Instruments financiers ayant une composante de capitaux propres Les composantes d'un instrument financier composé (passif et capitaux propres) doivent être ventilées dans les rubriques correspondantes au bilan. En FAP, ces instruments étaient entièrement comptabilisés au passif du bilan. 1.6. Périmètre de consolidation Le rapport trimestriel consolidé comprend également celui de Fortis SA/NV et de Fortis N.V. (les sociétés mères) et de leurs filiales. En regroupant les comptes annuels de Fortis SA/NV et de Fortis N.V., Fortis a opté pour une comptabilité de consortium afin de présenter l'image la plus fidèle possible de ses activités de banque et d'assurance, et se conforme ainsi à la Septième Directive européenne du 13 juin 1983 (83/349/CEE). Fortis contribue à la création d'entités ad hoc ou Special Purpose Entities (" SPE "), principalement pour des transactions de titrisation, des émissions de dettes structurées et à d'autres fins bien définies. Certaines de ces entités ad hoc sont protégées contre la faillite (" bankruptcy remote "), c'est-à-dire que l'actif ne peut pas être utilisé par Fortis pour régler des créances de Fortis. Les entités ad hoc sont consolidées si la réalité économique de la relation montre que Fortis détient le contrôle sur ces entités. Les participations dans des coentreprises, résultant des accords contractuels par lesquels Fortis et d'autres parties entreprennent une activité économique sur laquelle ils exercent un contrôle conjoint, sont valorisées selon la méthode mise en équivalence. Les investissements dans des entreprises associées, résultant des participations où Fortis exerce une influence significative sans en avoir le contrôle, et y détient généralement entre 20% et 50% des droits de vote, sont comptabilisées selon la méthode de mise en équivalence. D'autre part, une série de filiales qui, en FAP, ne sont pas reprises dans le périmètre de consolidation, seront consolidées en IFRS, sans incidence significative sur les capitaux propres du groupe. 1.7. Première application des IFRS IFRS 1, Première application des normes d'information financière internationales, requiert une application rétrospective des IFRS lors de la première application. Toutefois, pour simplifier l'application des IFRS, cette norme prévoit neuf exemptions optionnelles. Fortis a décidé de faire usage des exemptions suivantes : 1. Fortis ne retraitera pas selon les IFRS les regroupements d'entreprises intervenus avant le 1er janvier 2004. Cela signifie que le montant du goodwill qui a été payé avant cette date et intégré dans les capitaux propres, ne varie pas. 2. Avantages du personnel : les normes IFRS permettent aux entreprises, lors de l'élaboration du premier bilan d'ouverture en IFRS, de comptabiliser intégralement au profit ou à la charge des capitaux propres les écarts actuariels qui n'ont pas encore été comptabilisés au profit ou à la charge du compte de résultat. Fortis fait usage de cette possibilité. Comme indiqué supra, Fortis continuera d'appliquer la méthode du corridor (c'est-à-dire la non-comptabilisation des écarts actuariels se situant dans une certaine fourchette) à partir du 1er janvier 2004. 3. Montant cumulé des écarts de conversion : les écarts de conversion cumulés relatifs à toutes les activités de Fortis à l'étranger sont présumés nuls au moment de la transition aux IFRS. Lors de la détermination du résultat lié à la cession future d'activités à l'étranger, Fortis ne prendra pas en compte les écarts de conversion antérieurs à la date de passage aux IFRS. 4. Reclassement d'instruments financiers : à l'occasion de la première application des IFRS, Fortis reclasse certains actifs financiers soit comme étant détenus à la juste valeur, en intégrant les écarts de juste valeur au compte de résultat, soit comme étant des actifs financiers disponibles à la vente. 5. Paiements fondés sur des actions : Fortis appliquera la norme IFRS 2 pour toutes les options sur actions et les actions de type " restricted shares " en circulation au 1er janvier 2004 et pour toutes les options sur actions et les " restricted shares " attribuées après cette date. 1.8. Information sectorielle Les principaux secteurs d'activité de Fortis sont la Banque et l'Assurance, segmentés de la manière suivante : - Retail Banking - Commercial and Private Banking - Merchant Banking - Insurance Belgium - Insurance Netherlands - Insurance International Les activités qui ne relèvent ni de la banque, ni de l'assurance et les éliminations intra-groupe font l'objet d'un reporting distinct des secteurs banque et assurance. 1.9. Présentation et informations à fournir Le rapport trimestriel consolidé est établi en Euro, la monnaie fonctionnelle des pays où sont établies les sociétés mères. Les normes IFRS requièrent que les actifs et passifs financiers soient présentés sur une base nette lorsque Fortis - a actuellement un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés, et - a l'intention soit de régler le montant net, soit de réaliser l'actif et de régler le passif simultanément. Ces règles sont plus strictes en IFRS qu'en FAP. Lorsque les IFRS autorisent des choix dans la présentation ou l'information à fournir, Fortis fera usage des options suivantes : - les intérêts sur les actifs et les dérivés détenus à des fins de transaction sont comptabilisés dans la marge d'intérêts ; - les dividendes perçus sont comptabilisés dans les produits de placement ; - les résultats (latents et réalisés) sur des actifs détenus à des fins de transaction sont comptabilisés en " Autres produits (charges) réalisés et latents " ; - les écarts de juste valeur sur les dérivés hormis les intérêts courus (" clean fair value ") qui ne sont pas utilisés comme instruments de couverture, sont également comptabilisés dans les " Autres produits (charges) réalisés et latents " ; - le tableau des flux de trésorerie : Fortis comptabilise les flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles selon la méthode indirecte. Les intérêts reçus et payés sont comptabilisés comme flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles. Les dividendes payés sont comptabilisés comme flux de trésorerie générés par les activités de financement, tandis que les dividendes reçus sont comptabilisés comme flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles. Annexe 2 Les annexes relatives au communiqué sont disponibles sur http://www.companynewsgroup.com © CompanynewsGroup

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