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Formulaires pour le remboursement. Attention ! Date-clef : 31/03/2005
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Cela ne signifie toutefois pas que toutes
les questions et problèmes relatifs à cette matière soient
réglés.
Les formulaires sont
disponibles Suite à un arrêt de la Cour de Justice
européenne, le gouvernement belge a procédé le 15 juillet 2004 à la suppression
de la taxe sur opérations de Bourse (TOB) et de la taxe de livraison (TLT) sur
l’émission de nouveaux titres. Par la même occasion, le gouvernement avait
décidé de permettre aux investisseurs ayant payé indûment de telles taxes entre
le 16 juillet 2002 et le 14 juillet 2004 de récupérer ces frais.
Aujourd’hui, la procédure est lancée. Le formulaire que
vous devez transmettre au Service public fédéral Finances est uniquement
disponible sur Internet, plus précisément à l'adresse http://www.minfin.fgov.be/portail1/fr/newsfr.htm
. Outre le
formulaire en tant que tel, vous pourrez aussi télécharger le
« manuel », ou mode d’emploi. Si vous ne disposez pas d’une
connexion Internet, vous pouvez en principe vous rendre auprès de votre
intermédiaire financier qui vous imprimera lui-même le formulaire et vous aidera
éventuellement à le remplir.
Concrètement · Vous pouvez demander la restitution des TOB
et TLT payées lors de la souscription de nouvelles émissions (actions et
obligations sur le marché primaire, bons de caisse et bons d’Etat, parts de
sicav). Les TOB payées lors de la conversion de parts de distribution en parts
de capitalisation (et inversement) ou lors du passage d’un compartiment à
l’autre d’une même sicav sont également remboursables. Sur le formulaire, dont
il faut remettre deux exemplaires, vous devez indiquer clairement vos données
personnelles et spécifier les opérations pour lesquelles vous demandez la
restitution des TOB et TLT. Vous devez également y joindre tous les documents
nécessaires, parmi lesquels soit le bordereau original, soit une « copie
certifiée conforme du bordereau », soit un « listing certifié
conforme » par la banque, ainsi qu’une preuve du paiement. · En principe, la demande de restitution doit
être introduite dans les deux ans à partir de la date du bordereau ou dans les
deux ans du paiement. Mais cela signifierait que vous n’auriez déjà plus le
droit de demander la restitution des taxes payées par exemple le 3 janvier 2003
(!). Plus de deux ans se sont en effet écoulés depuis cette date. C’est la
raison pour laquelle le législateur a décidé de prolonger le terme de la
prescription. En résumé : – pour les bordereaux datés entre le 16
juillet 2002 et le 1 avril 2003, vous avez jusqu’au 31 mars 2005 pour introduire
votre demande. – pour toutes les taxes payées indûment entre le
1 avril 2003 et le 14 juillet 2004, vous avez exactement deux
ans après la date du paiement pour demander le remboursement.
L’investisseur récupérera-t-il bien son
dû ? Il va sans dire que cette procédure est plutôt
compliquée. En outre, seul un remboursement non anonyme est possible. Si vous
demandez une restitution des taxes que vous avez payées à tort, vous êtes donc
obligé de décliner votre identité. Les mauvaises langues prétendent
d’ailleurs que le gouvernement tente de cette manière de réduire les demandes de
restitution. Moins nombreux seront les investisseurs à demander le
remboursement, moins l’Etat devra en effet mettre la main à la poche…
D’autres questions nous taraudent l’esprit : · C’est l’investisseur qui encourt les frais
propres aux demandes de copies et de preuves de paiement, alors qu’il s’agit
quand même d’une infraction commise par l’Etat ! Les frais devraient par
conséquent être à charge de ce dernier. · Le délai d’introduction de la demande de
récupération est particulièrement court, surtout pour les opérations effectuées
avant le 31 mars 2003 (date limite : 31 mars 2005), et surtout quand
on sait que le gouvernement a mis lui-même six mois pour légiférer la question.
· Enfin, on peut se demander si une
période rétroactive de deux ans pour la récupération des taxes est suffisante.
Il serait logique qu’on rembourse les taxes illégales en remontant au moins
jusqu’à la seconde mise en demeure adressée à l’Etat belge par la Commission
européenne, le 26 janvier 2000.
Réagissez A moins
que vous ne teniez absolument au caractère anonyme de vos placements, nous vous
conseillons de demander le formulaire de restitution. Même s’il s’agit souvent
de petits montants, le jeu en vaut la chandelle.

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