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L'épargnant passe à la caisse.
De nouvelles taxes vont frapper les sicav de capitalisation et
l’assurance-vie, le contribuable pourra régulariser des revenus non déclarés et
l’épargne-pension permettra plus de déductions.
Précompte sur les sicav de
capitalisation Aux dernières nouvelles, dès 2006, en cas de
revente de parts de sicav de capitalisation investissant dans au moins 40 %
de placements à revenus fixes (des obligations p. ex.), la plus-value portant
sur cette part à revenus fixes sera grevée d’une retenue à la source de
15 % (précompte mobilier). Il n'est toutefois pas exclu que seuls les
intérêts perçus par la sicav seront soumis à ce précompte. Seront ainsi
concernées : toutes les sicav d'obligations et de trésorerie, une bonne
partie de sicav mixtes (investies à la fois en obligations et en actions) et les
sicav assorties d’une protection de capital. Les sicav d’actions devraient y
échapper. Ces mesures affecteront le rendement net. Mais, contrairement à ce
que certains discours politiques laissent entendre, ne transférez pas pour
autant trop vite vos avoirs en sicav d'obligations vers une sicav d'actions. Car
si ce transfert pourra vous assurer un meilleur traitement fiscal, il augmentera
nettement le niveau de risque de votre placement ! Vous risqueriez alors de
ne plus être du tout en phase avec le profil de risque qui vous convient.
Assurance-vie : taxe a
l’entrée Une taxe de 1,1 % serait prélevée sur les
primes d’assurance-vie, notamment en cas d'assurance-vie destinée à l’épargne et
de contrat lié à un fonds de placement (branche 23). L’Etat dit souhaiter que
cette taxe ne soit pas à charge de l’épargnant et annonce dès lors en
compensation une réduction des frais d’entrée. Mais il semble qu’il s’agirait
seulement de plafonner ces frais d'entrée, de sorte que des augmentations seront
toujours possibles. Et l’assureur pourra aussi récupérer ailleurs ce qui est
ponctionné par le fisc : hausse des frais de gestion ou de sortie,
diminution du rendement garanti ou de la participation bénéficiaire. Quoi
qu’il soit, le rendement en souffrira.
Régularisation : DLU
bis Dans le même esprit que la Déclaration Libératoire
Unique, l’Etat lancera une campagne destinée à permettre la régularisation de
revenus non déclarés : l’une pour les revenus professionnels des
particuliers et des sociétés, l’autre pour les revenus mobiliers. La taxe sur
les revenus mobiliers régularisés serait de 15 % de janvier à juin 2006, de
20 % de juillet 2006 à mars 2007 et de 25 % ensuite (ces dates restent
encore à confirmer).
Epargne-pension : déduire
plus Bonne nouvelle : les montants versés annuellement
dans l’épargne-pension et donnant droit à une déduction fiscale pourront
atteindre 780 euros (contre 620 actuellement). Un plafond qui pourrait être déjà
d'application pour les versements de 2005.
Nous reviendrons bien sûr plus en détails sur le sujet dès que les
décisions définitives auront été prises.

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