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Que nous a appris la reprise du procès le 7 janvier ?
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Après une petite “trêve hivernale”, le procès Lernout & Hauspie
a repris le 7 janvier avec la défense des quatre anciens dirigeants. Si Jo
Lernout et Gaston Bastiaens, respectivement responsables en tant que fondateur
et directeur général, ont continué à clamer leur innocence, Paul Hauspie et Nico
Willaert, respectivement co-fondateur et homme fort en coulisses, ont en grande
partie reconnu leurs fautes. Dans le cadre de l’action que mènent
Deminor/Test-Achats pour permettre aux investisseurs de revoir un tant soit peu
la couleur de leur argent un jour, il s’agit là assurément d’une évolution
favorable.
Rien de bien neuf sous le
soleil Bien que les médias aient largement commenté les aveux
d’Hauspie et Willaert, ceux-ci n’ont en réalité, pour celui qui suit le procès
de près, pas grand-chose d’inattendu. Dès le stade de l’enquête pénale en
effet, il était apparu clairement qu’ils ne niaient pas un certain nombre de
faits qui leur étaient imputés par le Ministère public. Il était dès lors à
prévoir que leurs avocats respectifs ne remettraient pas en cause ces points et
opteraient au contraire pour une attitude humble dans l’espoir de pouvoir éviter
une peine de prison effective à leurs clients. Un élément plus important est
que leurs déclarations font ressortir que tant les membres du conseil de la
société de technologie vocale que la banque Artesia (aujourd’hui Dexia) et le
reviseur d’entreprises KPMG devaient être au courant des faits commis.
Pas d’éléments précis pour réfuter le
réquisitoire… Dans le cadre de l’action de
Deminor/Test-Achats, il est également important de souligner que ni dans la
défense de Jo Lernout, ni dans celle de Gaston Bastiaens, des éléments précis
susceptibles de balayer les accusations du Ministère public n’ont pu être mis en
avant.
… mais pas non plus de quoi
pavoiser Du point de vue des investisseurs dupés dans le
dossier de la faillite de Lernout & Hauspie, le procès évolue jusqu’à
présent dans la bonne direction. Mais cela ne signifie pas encore qu’ils
récupéreront effectivement leur argent. Les parties auprès desquelles il faudra
aller chercher cet argent, à savoir Dexia et KPMG, doivent en effet encore se
défendre et tout indique qu’elles devraient le faire, becs et ongles, début
février. Une fois que les avocats de tous les accusés auront eu la parole,
viendra le tour des parties civiles et donc aussi de Deminor/Test-Achats.
Ensuite, les défenseurs des accusés auront une fois encore la possibilité de
donner une ultime réplique. D’ici là, il n’y a rien d’autre à faire que
d’attendre calmement la suite des événements. Nous vous tiendrons au
courant.

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