Le site de Budget Hebdo, le conseil financier indpendant de Test-Achats
Recherche :  

Fiches détaillées
Nos favorites à l'achat
Comparatifs sectoriels
Portefeuille Budget Hebdo
Fiches détaillées
Les sicav à l'achat
Tableaux comparatifs



 

Lernout Hauspie

Les droits des actionnaires

· Le principe “1 action = 1 voix” représente selon nous une pierre angulaire essentielle de la bonne gouvernance des entreprises. Certains opposants à ce principe rétorqueront que les actions à droit de vote multiple assurent une meilleure liquidité dans la mesure où les actionnaires familiaux peuvent ainsi se séparer de plus d’actions sans pour autant perdre leur pouvoir de contrôle. Cet argument n’est toutefois pas de nature à nous convaincre car il implique aussi son lot d’inconvénients comme de possibles conflits d’intérêts avec les actionnaires minoritaires (empêcher une offre hostile par exemple). Pour notre part, nous estimons que seul un alignement des intérêts économiques (une action) sur les intérêts politiques (une voix) permet de garantir une défense optimale des intérêts de tous les actionnaires, influents ou non. Les fameuses “Golden Shares”, qui permettent aux Etats européens de disposer d’un « droit de veto » au sein de sociétés privatisées – l’Etat belge détient par exemple des « actions en or » dans Fluxys et Distrigaz –, vont clairement à l’encontre de ce principe et de l’avis de la Commission européenne.

· La question du respect des droits des actionnaires ne s’arrête toutefois pas là. Il est ainsi inconcevable que le conseil d’administration n’accorde pas de droit préférentiel aux actionnaires existants en cas d’augmentation de capital, ce qui a alors pour effet de diluer les intérêts économiques des petits actionnaires. C’est pourtant ce qu’a encore fait la banque espagnole BBVA lors de l’acquisition de sa filiale mexicaine.

· Les dispositions des entreprises quant à l’exercice du droit de vote jouent aussi un rôle essentiel. Le droit de pouvoir voter par courrier ou par Internet, comme aux Pays-Bas et en France, devrait être généralisé, ce qui est malheureusement encore loin d’être le cas en Europe. Une proposition de loi en ce sens vient d’être déposée en Belgique.

· De même, l’envoi en temps voulu, aux actionnaires, de tous les documents nécessaires pour prendre une décision en parfaite connaissance de cause, ou encore la possibilité de convoquer une assemblée générale sans devoir disposer d’un pourcentage élevé du capital - au Luxembourg, par exemple, il n’est possible de convoquer une assemblée générale qu’à condition de posséder au moins 20 % du capital - sont autant d’éléments qui permettent de juger du respect des entreprises pour leurs actionnaires.

 


retour home haut de page imprimer la page