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Faut-il assurer votre compte-titres ?
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Les institutions financières proposent de lier le
compte-titres à une assurance prévoyant le versement d’une indemnité en cas de
décès par accident. Quelles sont ses caractéristiques ? Faut-il y souscrire
à tout prix ? Pour le savoir, nous nous sommes penchés sur les conditions
des assurances compte-titres proposées par Axa, ING, Fortis, Fintro, Deutsche
Bank et KBC/CBC (Dexia n’a pas souhaité nous fournir les conditions de son
contrat). Conclusion : ce type de police n’est pas à proprement parler
indispensable.
Les
caractéristiques · L’assurance ne vise que les cas de décès
par accident. · L’assuré est la
personne physique qui, au jour de l’accident, est détentrice d’un compte-titres
et a payé sa prime. · Le
bénéficiaire est la personne désignée comme telle dans le contrat ou, à défaut,
dans l’ordre : – le (la) conjoint(e) – les enfants – les parents
en ligne directe – les parents en ligne indirecte – les autres ayants
droit. · L’assurance garantit le
versement au(x) bénéficiaire(s) d’une indemnité correspondant à un certain
pourcentage (souvent 35 %) du contenu du compte-titres le jour ou la veille
de l’accident, avec des minima (1 250 à 2 500 EUR) et des
plafonds, variables d’une institution à l’autre. Si le compte contient des
avoirs en devises étrangères, les taux de change pris en compte pour déterminer
sa valeur seront ceux du jour de l’accident ou du jour précédent. Certaines
institutions incluent aussi, dans le calcul de l’indemnité, les avoirs détenus
dans le cadre de certains plans d’épargne ou produits
d’épargne-pension. · KBC-CBC ne se
limite pas aux cas de décès. L’indemnité sera ainsi également versée lorsque
l’accident occasionnera une invalidité de l’assuré à plus de 67 %. Dans ce
cas, le bénéficiaire sera alors l’assuré lui-même. · La prime annuelle oscille entre 10 et
12,50 EUR. Chez ING, des primes beaucoup plus élevées sont possibles, mais
les indemnités assurées sont alors aussi beaucoup plus rondelettes.
Accident ou
pas ? L’assurance n’indemnise qu’en cas
d’accident. Mais qu’entend-on exactement par accident ? Chaque institution
a sa propre définition : ·
Globalement, est considéré comme accident tout événement soudain dont la cause,
ou une des causes, est extérieure à l’organisme de la victime et indépendante de
sa volonté. · Au-delà de cette
notion de base, viennent les interprétations. Dans ce cas, les conditions
énoncées dans les polices ne permettent pas, hélas, de déterminer le point de
vue qu’adoptera l’assureur dans tel ou tel cas, ce qui constitue un risque
certain. D’autant que nous avons déjà recueilli plusieurs témoignages d’assurés
se plaignant de l’interprétation trop stricte de l’assureur.
Limites et
délais Au-delà du fait que la probabilité d’un décès
par accident est déjà, en soi, une limite à la portée du contrat, les polices
contiennent des clauses qui en limitent encore le champ
d’application : · Le décès doit
survenir au maximum 12, 24 ou 36 mois après l’accident selon l’institution (ou
bien moins pour les assurés âgés : cf. infra). · Le versement de l’indemnité sera, dans la
plupart des cas, refusé si l’accident intervient en temps de guerre ou de guerre
civile, lors d’une course de vitesse, s’il est dû à un état d’ivresse ou autre
(à l’assureur alors de prouver le lien de cause à effet entre cet état et
l’accident), s’il s’agit d’un suicide ou du résultat d’une tentative de suicide,
si le décès est dû à un traitement médical ou chirurgical (sans lien avec un
accident), etc. · A noter, de plus,
que le bénéficiaire doit réclamer lui-même son indemnité (et risque donc de ne
pas en profiter s’il n’est pas au courant de l’existence de l’assurance), qu’il
doit le faire le plus souvent dans un délai de 30 jours et qu’il lui incombe de
fournir toutes les preuves utiles (décès par accident, qualité de
bénéficiaire,…).
L’âge
pénalisé Dans plusieurs cas, il n’est plus possible
de souscrire à un nouveau contrat une fois passé 70 ans. Pour les assurés
de plus de 70 ou 75 ans, plusieurs contrats stipulent que le décès doit
survenir dans un délai de 30 jours après l’accident. Pour les assurés de
plus de 70 ans, l’indemnité est dans la plupart des cas réduite de moitié.
Pas indispensable De
nos jours, tout s’assure. Pourtant, nous ne trouvons pas qu’il vaille vraiment
la peine de souscrire à une assurance compte-titres. Le montant de la prime est
certes peu élevé, mais la couverture nous paraît trop limitée et les conditions
trop drastiques. Pour mettre vos proches à l’abri du besoin en cas de décès,
optez plutôt pour une bonne assurance temporaire décès, dont la couverture est
beaucoup plus large.
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Banque |
Capital
assuré |
Prime |
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Axa |
35 % du contenu du compte-titres ;
minimum : 2 500 EUR ; plafond : 62 000
EUR |
12,50 EUR |
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Deutsche Bank |
35 % du contenu du
compte-titres ; minimum : 1 250 EUR ;
plafond : 3 100 000 EUR |
10 EUR (1) |
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Fortis et Fintro |
35 % du contenu du compte-titres ou
compte investisseur, du plan Fortis Global Invest et des plans
d’épargne-pension ; minimum :
2 500 EUR ; plafonds : 62 000 EUR par
compte et 124 000 EUR par assuré |
12,39 EUR |
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ING |
– 25 % du contenu du
compte-titres ; minimum : 2 500 EUR ;
plafond : 20 000 EUR –
35 % ; minimum : 25 000 ; plafond :
90 000 – 35 % ;
minimum : 90 000 ; plafond :
125 000 – 35 % ;
minimum : 125 000 ; plafond :
250 000 |
12,40 EUR
62 EUR
115 EUR
190 EUR |
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KBC/CBC |
35 % du contenu du
compte-titres ; minimum : 2 500 EUR ;
plafond : 75 000 EUR |
11 EUR |
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(1) Prime proportionnelle à la valeur du
compte lorsque celle-ci dépasse
71 000 EUR. |

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