L'arrêt de la production en Alaska aura peu
d'impact
L’arrêt de production en Alaska n’aura qu’un impact limité sur les
résultats de BP et ne remet pas en cause les qualités intrinsèques du
groupe. Titre bon marché.
ACHETEZ.
BP a été contraint d’arrêter l’exploitation d’une bonne
partie d’un champ pétrolier géant en Alaska (Prudhoe Bay), le plus grand des
Etats-Unis, afin de remplacer son réseau d’oléoducs endommagé par la corrosion.
Le redémarrage prendra plusieurs semaines voire quelques mois selon BP,
opérateur du champ dont il détient 26%. L’objectif de production 2006, déjà
placé au conditionnel suite aux chiffres du premier semestre, paraît
désormais plus que compromis. Mais l’impact de cet incident sur les résultats du
groupe sera très limité (de l’ordre de 2% selon nous). La part de BP dans ce
champ ne représente que 2,5% de sa production totale et le coût des réparations
est minime à l’échelle du groupe (0,3 pence par action selon la direction). Tout
cela pourrait potentiellement être compensé par le raidissement des prix
pétroliers qui a résulté de l’incident. Nous maintenons dès lors nos prévisions
de bénéfice courant par action
à 58,9 p. pour 2006 et à 60,7 p. pour 2007. Malgré les craintes sur
l’émergence de problèmes similaires sur d’autres oléoducs anciens, nous
maintenons le niveau de risque déjà fixé prudemment à 3. Et cet incident ne
remet pas en cause les qualités intrinsèques du groupe : production parmi
les plus dynamique de son secteur, redistribution généreuse aux
actionnaires.